Grâce au soutien financier du Conseil Général du Nord, de souscripteurs privés, et du groupe Total qui, par le biais de la Fondation du Patrimoine, à pris en charge plus de la moitié du coût global du projet de réfection, soit 255 000 €, la ville de Dunkerque a pu remettre en état de marche le Carillon du Beffroi de St Eloi, joyau du patrimoine dunkerquois.
Le Carillon du Beffroi de Saint-Eloi
Après huit mois de travaux, le Carillon est restauré et a été inauguré en musique, le vendredi 18 septembre 2009.
De style gothique flamboyant, le beffroi est une tour en brique au carré parfait qui culmine à 58 mètres de haut et abrite un carillon de 50 cloches, d'un poids supérieur à 16 tonnes.
Le beffroi fut construit au XVème pour servir de clocher à l'église Saint-Eloi dont il fut définitivement séparé à la fin du XVIIIème siècle. En 2005, après une complète restauration, le beffroi est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Par contre son carillon, hors d'usage depuis 1997, avait disparu du paysage sonore de la ville. Grâce au concours de nombreux talents, son mécanisme complexe a été remis en état et le carillon va de nouveau rythmer la vie de la cité.
Des visites guidées, organisées par l'Office du Tourisme, donneront l'opportunité à tous d'en découvrir le fonctionnement et des concerts de carillon permettront d'apprécier toute sa richesse sonore.
Un exemple de musique du Carillon :
Les Bains dunkerquois
Une convention de partenariat en faveur de la restauration de la façade des Bains dunkerquois, entre la Fondation du Patrimoine, la Fondation Total et la Ville de Dunkerque, a été signée le même jour dans les salons de l'Hôtel de ville.
Construits en 1895 par l'architecte Baert, à qui l'on doit la Piscine de Roubaix, les Bains dunkerquois répondent aux préoccupations hygiénistes de l'époque. En effet, les autorités publiques, soucieuses d'améliorer l'hygiène de la population, encourageaient la construction de ce type d'établissement sur tout le territoire.
Les bains publics avaient une triple fonction de bains douches, de piscine et de lavoir public. D'inspiration orientaliste, l'édifice est un des derniers vestiges de ce style très en vogue à l'époque. Il fut doté d'une coupole et d'une cheminée évoquant un minaret, éléments malheureusement aujourd'hui disparus.
Le bâtiment fut très endommagé lors de la 2ème Guerre Mondiale. Une fois restauré, il est destiné à abriter une Maison de l'Europe et de l'International.






