Dossier spécial Université
Le site Internet de la Ville de Dunkerque vous propose un complément au dossier spécial "université" paru dans le "Dunkerque Magazine" du mois de novembre 2009, que vous pouvez retrouver en cliquant sur l'image ci-dessous :
L'alternance a le vent en poupe
Présente depuis longtemps dans l'enseignement professionnel, l'alternance gagne ses galons dans l'enseignement supérieur. Il est vrai qu'elle présente de nombreux avantages pour des étudiants soucieux de s'intégrer au plus vite dans le monde de l'entreprise. Qui plus est, elle leur permet de financer leurs études sans devoir jongler avec les horaires aléatoires d'un job étudiant. Mais c'est quoi, au juste, l'alternance ? Quelles sont les possibilités offertes à Dunkerque en la matière ?
"L'alternance, explique Franck Giuliani, directeur du CUEEP Littoral Université, assure au jeune un statut salarié qui lui impose des droits et des devoirs, ainsi qu'à l'entreprise et à l'Université. En contrepartie, elle lui apporte une réelle plus-value dans la mise en œuvre de son projet professionnel et son insertion dans le monde du travail. Elle se décline sous deux formes : le contrat de professionnalisation et le contrat d'apprentissage, rémunérés entre 60 % et 80 % du SMIC".
L'alternance a nécessité une véritable adaptation de la part de l'Ulco, que ce soit en termes d'organisation ou même de contenu des cours. Les enseignants ont fait de gros efforts car le jeu en vaut la chandelle : 9 étudiants sur 10 sont conservés par l'entreprise à l'issue d'un contrat de professionnalisation.
120 contrats de professionnalisation, d'une durée d'un an en moyenne, sont signés chaque année à l'Ulco. Il concerne 27 filières, en particulier en DUT, licence pro et master 2 (bac + 5). Ce contrat - en général 2 jours et demi en entreprise, 2 jours et demi à l'Université - a ouvert de belles perspectives du bac + 3 au bac + 5, alors que l'ancien contrat de qualification se limitait au bac + 2. "Les contrats pros tirent les formations vers le haut. Ainsi, en chimie, des jeunes choisissent Dunkerque en master 1 parce qu'ils savent que le master 2 est accessible en contrat de professionnalisation".
La mise en œuvre de l'apprentissage (15 jours en entreprise, 15 jours à l'université) est plus compliquée, car la réglementation impose de créer une section complète de 26 étudiants. Malgré ce manque de souplesse, l'Ulco recense 120 apprentis, dont une majorité à Calais en école d'ingénieurs, quasiment tous recrutés à l'issue de leur cursus. Trois projets ont été déposés pour Dunkerque pour la rentrée 2010.
Ils concernent le DUT génie thermique (26 contrats sur deux ans d'études), le master logistique et transport (52 contrats sur deux ans d'études) et la licence pro banque et assurance (26 contrats). La réponse du ministère interviendra au cours du premier trimestre 2010. "Cette politique de développement de l'alternance à l'Ulco, relayée dans le cadre de partenariats notamment avec la Maison de l'emploi et la Communauté urbaine, trouve un écho très favorable auprès des entreprises du Dunkerquois", insiste Franck Giuliani.
Contact : Véronique Houzeaux, responsable du CUEEP Dunkerque
Tél : 03 28 23 70 80
Des tuteurs et des bourses pour les étudiants de licence
L'Université du Littoral est partenaire pour la troisième année consécutive du Conseil régional afin d'aider des étudiants d'origine modeste à poursuivre des parcours universitaires dits longs. Les heureux élus - 52 dossiers dont 16 concernant le site de Dunkerque ont été retenus cette année sur 104 candidatures éligibles - bénéficieront à la fois d'une bourse de 1 000 € et d'un accompagnement pédagogique dispensé par un étudiant tuteur issu de la même filière et rémunéré.
"Les étudiants concernés viennent de décrocher un baccalauréat technologique ou professionnel, ou sont titulaires d'un BTS ou d'un DUT", explique Sabine Duhamel, vice-présidente du conseil des études et de la vie universitaire. "Ils sont tous boursiers (certains à taux zéro) et résident dans la région Nord-Pas-de-Calais. Vu le succès croissant de l'opération, ils ont également été sélectionnés sur des critères scolaires, notamment la moyenne obtenue au bac". On compte un tuteur pour deux étudiants, à raison de trois heures hebdomadaires d'accompagnement. Le tuteur explique le fonctionnement de l'Université tout en apportant une aide au travail.
À Dunkerque, on retrouve principalement des tutorés en culture, droit, économie, chimie et informatique. Ces étudiants bénéficient par ailleurs d'ateliers d'expression écrite et orale animés par le CUEEP, d'une conférence sur le thème du projet professionnel proposée par le service universitaire d'accueil, d'information et d'orientation, ainsi que d'entretiens individuels avec Clotaire Mouloungui, enseignant référent pour le site de Dunkerque.
Il n'y a aucune démarche à accomplir pour postuler à ce dispositif dans la mesure où c'est l'Université qui contacte les futurs étudiants éligibles lors de la confirmation d'inscription. Ils reçoivent un dossier courant juillet, qu'ils doivent renvoyer début septembre. Le seul hic concerne les inscriptions tardives car la commission d'attribution se réunit mi-septembre.
Outre ce dispositif financé exclusivement par le Conseil régional, l'Ulco s'est également associée à la Région pour la mise en œuvre du diplôme universitaire de réinsertion dans l'enseignement supérieur (DURES). Plus qu'un véritable diplôme, il s'agit surtout de repérer dès le mois de décembre les étudiants en perdition en première année de licence. Quinze d'entre eux, parmi les plus motivés, intégreront le DURES en janvier afin de suivre des cours de méthodologie et d'affiner leur projet professionnel, avec parfois à la clé une réorientation.
Ces six mois de remise à niveau et de remise en confiance leur permettront de repartir d'un bon pied l'année suivante. Le Conseil régional accompagne ce dispositif en versant 1 000 € à chaque étudiant inscrit à ce parcours et en cofinançant le programme des enseignements.
Concernant le tutorat et à côté du dispositif mis en place avec le Conseil régional développé précédemment, l'Ulco propose des emplois de tuteur à ses étudiants. Ce dispositif a été renforcé cette année grâce au plan "Réussite en licence" initié par l'Etat. Ces étudiants sont opérationnels pour aider à l'accueil des nouveaux venus, mais surtout pour un accompagnement pédagogique au cours de leur première année (voire la deuxième) à l'Université.
Une centaine de tuteurs sont ainsi répertoriés au bénéfice d'un millier d'étudiants pour 2 000 heures d'accompagnement dispensées sur les quatre sites de l'Ulco, ce qui n’est pas un luxe lorsqu'on sait qu'un étudiant sur deux au niveau national échoue aux examens (quand il n'abandonne pas en route) lors de sa première année d'études. À l'Ulco, le taux de réussite des étudiants ayant bénéficié d'un tutorat est supérieur à celui de l'ensemble des inscrits des filières étudiées.
Contact : Sabine Duhamel ou Laurent Barra - tél : 03 28 23 73 73.
Néerlandais lu, écrit et parlé à Lamartine
Le développement du territoire transfrontalier est au cœur du cursus des quelque 200 étudiants inscrits en langues étrangères appliquées (LEA) au centre universitaire Lamartine. "L'Université du Littoral est l'une des six universités françaises à proposer l'apprentissage de trois langues obligatoires en LEA, mais nous sommes les seuls à y intégrer le néerlandais", résume Philippe Martini, responsable de la formation à Dunkerque.
L'argument pèse lourd lorsqu'on connaît le dynamisme économique affiché par nos voisins belges qui sont autant d'employeurs potentiels pour des candidats français maîtrisant le néerlandais. Ainsi, à côté des cours d'économie, gestion, comptabilité, droit, marketing et autre management, les étudiants en LEA apprennent l'anglais et le néerlandais, et au choix, l'espagnol ou l'allemand.
"Il y a souvent un malentendu lorsqu'on évoque l'apprentissage des langues à l'Université. Beaucoup s'imaginent qu'il s'agit d'un enseignement classique, alors que chez nous c'est tout le contraire. Nous sommes très pratiques à l'oral comme à l'écrit, avec de nombreuses mises en situation. L'objectif n'est pas de multiplier les versions littéraires, mais d'être opérationnel en entreprise. Si nous comptons quelques étudiants originaires de la Flandre intérieure qui se débrouillent déjà bien en néerlandais, la grande majorité de nos étudiants découvre la langue en première année de licence. C'est pourquoi nous fonctionnons par groupe de niveau à raison d'une heure trente hebdomadaire en première année".
En deuxième année, au lieu de choisir une 4e langue vivante, certains étudiants s'inscrivent en néerlandais renforcé, ce qui leur permet de bénéficier de quatre heures de cours chaque semaine, et cela pendant les quatre années qui les mèneront à l'obtention du master.
Ouverte à la formation en alternance par le biais des contrats de professionnalisation, la section LEA dunkerquoise a pour objectif de placer ses étudiants outre-Quiévrain. Le processus est en cours sous l'impulsion de Sophie Decoster, responsable, au sein du Consulat général de Belgique à Lille, d'un bureau de promotion des entreprises belges en France et par ailleurs intervenante à l'Ulco.
De même, l'Université encourage vivement ses étudiants en seconde année de master à effectuer leur stage terminal d'une durée de six mois dans des entreprises belges ou néerlandaises, d'autant plus que les deux options développées à Dunkerque sont transport-logistique et tourisme. Toujours soucieux d'être mis en situation, les étudiants LEA interviennent à la Maison de l'Europe auprès de demandeurs d'emploi souhaitant travailler en Belgique en leur enseignant des bases linguistiques.
Ils envisagent, en relation avec la Maison de l'Europe, de dispenser des cours de néerlandais dans les lycées professionnels et d'enseignement général de l'agglomération. Auparavant, ils profiteront du nouveau partenariat noué avec l'Université de Gand pour peaufiner leur pédagogie auprès de futurs enseignants généralistes belges.






