En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies pour améliorer le fonctionnement de notre site.

Pour gérer et modifier ces paramètres, cliquez ici

Imprimer la page

Plan 10 000 arbres

Le "Plan 10 000 arbres" de Dunkerque

Le Plan 10 000 arbres a été voté au conseil municipal du 17 novembre 2016. Cet ambitieux programme de plantations a pour objectifs principaux de renforcer la présence de l'arbre en milieu urbain et d'embellir la ville, tout en favorisant la biodiversité et de préservation de la qualité de l'air.

En cohérence avec sa volonté d'améliorer le cadre de vie des habitants, la Ville de Dunkerque a donc entamé la mise en œuvre du "Plan 10 000 arbres", dans le respect du rythme biologique de pousse des végétaux. Le Plan se poursuit aujourd'hui, notamment dans le cadre de la conduite de projets urbains majeurs, tels que celui de "DK plus de mobilité".

Rappelons que les plantations programmées dans le cadre du plan s'organisent autour de quelques grands principes :

- augmenter le nombre d'arbres sur les rues ou axes routiers majeurs dunkerquois, comme le long de la pénétrante ou du canal de Bergues ; sur le quai des Hollandais, rue du Leughenaer et place de la Victoire ; boulevard Paul Verley, avenue du Large, boulevard François Mitterrand ; avenue des Bains, place Turenne, rue Kléber et boulevard de l'Europe...

- densifier la plantation dans les parcs et jardins de la commune,

- verdir les cimetières où la végétation est encore trop rare.

Les opérations rue des Fusiliers marins et place du Minck

Dès aujourd'hui, ce sont 120 bouleaux qui sont plantés au niveau du quai des Fusiliers Marins.

Cette essence a été choisie pour ses qualités ornementales et le contraste visuel qu'elle offre entre un tronc blanc rectiligne et son feuillage aéré, dans un secteur très minéral. Les sujets qui sont plantés à cet endroit font déjà plus de 3 mètres de haut, et entourés d'un massif de lierre couvrant,  accentuant l'effet zen et l'aspect d'un jardin japonais en cœur de ville.

En complément, une cinquantaine d'arbres ainsi qu'une pelouse fleurie et colorée sont plantées sur la place du Minck. Là aussi, l'effet esthétique sur le secteur sera notable.

Lancement du "Plan 10 000 arbres", rue des Fusiliers Marins
Lancement du "Plan 10 000 arbres", rue des Fusiliers Marins
Des plantations partout dans la ville

D'autres lieux figurent également au programme des plantations : les abords de la résidence Abbé Bonpain avenue de la Libération (9 arbres), le square Delvallez (10), les abords de la résidence des Gens de Mer en Citadelle (4), le rond-point du Môle 2 (12), la rue de Douvres (10) et le parking de la résidence Britannia (5) au Méridien, la résidence de la Licorne (5) et le square Jean-Cocteau (10) également à Malo-les-Bains, le boulevard de la République (8), le rond-point des Parapluies (23), les abords de l’église Saint-Antoine (4), la rue de Cahors (3), la place de la Concorde (2)...

La Ville procédera également à la plantation de cinq charmes de cinq mètres de haut entre les deux parkings de la place du Général-de-Gaulle.


A nos arbres... Prêts ? Plantons !

Verdir la ville avec 10 000 arbres supplémentaires d'ici 2020, tel est l'objectif du Plan 10 000 arbres. Ce sont déjà 7 820 arbres au total qui sont plantés pour une ville plus belle et plus saine ! L'ambition de cette opération : densifier et renforcer les plantations en milieu urbain ! Avec d'un côté la gestion du patrimoine existant, en plus de l'introduction d'arbres partout en ville où l'on peut en planter. Et pour mener à bien ce plan de manière efficace, tout est à prendre en compte : la typologie de l'espace, la proximité des façades, le type de végétal, ce qu'on a dans le sol...


Comment la Ville gère son patrimoine arboré

Si le plan 10 000 arbres a permis de renforcer la présence de l'arbre en milieu urbain, la gestion globale du patrimoine arboré de Dunkerque contribue à la préservation des essences et au maintien de la biodiversité en ville.

De quels moyens dispose la Ville pour assurer la gestion de son patrimoine arboré ?

La gestion du patrimoine commence par le recensement de chaque arbre répertorié géographiquement via une fiche signalétique indiquant leur(s) essence, taille, dimensions, âge, état sanitaire, suivi, et enfin leur valeur patrimoniale, un nouveau critère tenant compte du fait qu'un arbre est comme du mobilier, il prend de la valeur en vieillissant. En effet, les arbres que l'on appelle "remarquables" le sont soit parce que leur essence est rare, soit parce qu'il s'agit de sujets historiques, soit pour leurs dimensions. En tous les cas, si des travaux se font à proximité, des clauses de sauvegarde existent pour interdire d'approcher trop près des racines.

Les arbres du Château Coquelle...
Comment la Ville assure-t-elle la surveillance de ses arbres ?

Au quotidien, les arbres sont surveillés à l'œil nu par les services municipaux et les ingénieurs de quartier qui vérifient s'il y a des symptômes de maladies ou de dépérissements. Des contrôles sont effectués en cas de doute. La Ville dispose de moyens adaptés pour une gestion intelligente : en plus du travail en collaboration avec la clinique du végétal de la Fredon, les arbres sont contrôlés à l'aide d'un résistographe (aiguille qui dessine sur un graphique la résistance de l'arbre). Suite à ces opérations, un rapport est notifié pour indiquer si l'arbre comporte suffisamment de bois sain car dans ce cas, il peut encore tenir des années. À l'image d’une poutre dans une maison, c'est du solide. Si au contraire il présente un danger mécanique de tomber, il est nécessaire de l'abattre.
Enfin, la Ville demande régulièrement un contrôle de l'état sanitaire des arbres à un expert Office National des Forêts. Cette expertise sanitaire aide à déterminer plus précisément encore si l'arbre est dangereux pour les riverains ou s'il est possible de le conserver un peu.

Quand certains arbres tombent malades, est-il possible de les soigner ?

Ce n’est pas à cause d'une essence inadaptée qu'un arbre tombe malade. Nombre de pathologies sont dues à la mondialisation et aux importations. Avec le réchauffement climatique, les maladies remontent dans le nord, et avec les échanges, elles se dispersent...
Un arbre, étant donné l'échelle de sa vie, peut rester malade 20 ans et mourir tout doucement. Il est très rare que les arbres meurent rapidement. Il est malheureusement rare aussi de pouvoir les soigner.
Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce ne sont pas les maladies qui sont les plus dangereuses pour les arbres urbains, c'est la taille qu'on y fait. Il s'avère que tous les arbres devenus dangereux ont été élagués fortement il y a 20 ans, et ce sont ceux-là que l'on doit régulièrement supprimer. Le but des services municipaux est d'intervenir le moins possible. S'ils le font, c'est pour couper le bois mort, les branches qui se croisent et éviter le danger de chute. On ne peut supprimer plus de 30 % du système foliaire, sans quoi champignons, bactéries, pourriture peuvent proliférer...

Qu'en est-il des nouvelles plantations ?

L'arbre mal planté aujourd'hui pourrait nuire aux générations futures. Les services municipaux plantent désormais en tenant en compte des erreurs du passé, c’est-à-dire loin des parkings ou des habitations. La Ville choisit les essences davantage par rapport à l'environnement et au système racinaire, en s'assurant de pouvoir établir une grande fosse de plantation. Les services municipaux privilégient également les alignements d'arbres de type coronaire ou pyramidal pour éviter que les essences s'étalent trop près des façades. Enfin, la Ville s'attache à diversifier les essences afin de limiter le risque de contamination en cas de maladie. Aujourd'hui, la Ville privilégie l'implantation de petits sujets qui grandissent et s'épanouissent avec le climat local.

Sur le boulevard Verley, la Ville a planté des arbres taillés en rideaux, qui se toucheront à terme pour former un rideau. Une belle perspective.
La rue Clémenceau...
Les arbres aussi peuvent être malades !

Le patrimoine arboré peut souffrir de diverses maladies. On peut citer la Chalarose, une maladie cryptogamique (champignon) qui s'attaque aux frênes et décime des populations entières. Cette maladie contre laquelle n'existe aucun traitement attaque les frênes dunkerquois, et notamment ceux situés dans l'îlot central du boulevard de la République-François-Mitterrand.
De son côté, le pseudomonas Syringae, un chancre bactérien, s'attaque aux marronniers. Dans un premier temps, l'arbre produit moins de feuillage, des traces brunâtres apparaissent sur son écorce et la mort des sujets arrive dans les 5 ans qui suivent les premiers constats de cette maladie. Elle a été observée dans les marronniers du cimetière de Dunkerque mais également dans le parc de la Marine. Autre maladie cryptogamique : l'apognomia Veneta qui attaque les platanes de façon très visible et impressionnante puisqu'elle se traduit par une chute des feuilles très précoce (mai/juin). Due à une sortie d'hiver trop humide et trop fraîche (propice au développement des attaques de champignons), elle n'est pas fatale pour ces derniers puisque de nouvelles feuilles repousseront par la suite.


Plantations 2016-2018

• Plantations le long des axes structurants Est-Ouest de la ville

Réalisé (628 arbres):

- Rond-point de Madrid : 5 arbres

- Pont du Triangle : 1 arbre

- Place de l'Europe : 4 arbres en complément de ceux existants

- Boulevard de l'Europe : 10 arbres de haute tige et 300 plans forestiers

- Rue Castelain et rond-point des Quatre Vents : 17 arbres de haute tige et 255 plans forestiers

- Résidence Britania : 11 arbres à fleurs

- Parvis du lycée Angellier : 15 arbres

- Nouvelle voie de désenclavement du Grand Large : 10 arbres

 

En cours (190 arbres) :

 

- Place du Minck : 53 bouleaux blancs

- Quai des Fusiliers marins : 120 bouleaux blancs

- Avenue de la Bellandrière : 17 sujets  

 

Plantations programmées :

- Pénétrante : projet en cours d'établissement

- Avenue du Large : Requalification des massifs arborés.

 

• Plantations en reconstitution des arbres supprimés sur des axes de passages ou en cœur d'îlots

Réalisé (31 arbres) :

- Avenue Kléber : 21 arbres ont été replantés cet hiver suite au réaménagement de l'avenue.

- Square Folkestone : 3 arbres  

- Rue Verhaeren : 4 arbres sur le parking en bataille  

- Abords du cimetière de Malo : 1 arbre à la demande  

- Ecole Dessinguez : 2 arbres afin de sensibiliser les enfants et d'améliorer le cadre bâti

 

En cours (207) :

- Rue Vangeheluwe : 206 sujets de petite taille  

- Angle rue Degans : 1 arbre isolé  

 

Programmées (252 arbres a minima) :

- Liaison Duffuler- Môle 1 : + de 40 arbres en accompagnement des travaux de voirie  

- Avenue de Petite-Synthe : 1 nouveau corridor boisé (1 arbre abattu pour 5 replantés)

- Rue de la Concorde : + de 10 arbres dans le cadre de la restructuration de la voie (projet non finalisé)

- Rue du Banc Vert : 98 arbres  

- Boulevard Mendès-France : plantations dans le cadre de la valorisation de l'entrée de ville

- Avenue de la Libération : 23 arbres  

- Avenue de la Mer : 60 à 70 arbres selon le projet d'aménagement

- Terrasses de la mer : 21 arbres

 

• Renaturer les cimetières dunkerquois

Réalisé ou en cours (20 arbres)

- Cimetière de Rosendaël : 3 arbres dans le secteur des cavurnes

- Cimetière de Dunkerque : 17 arbres pour recréer une allée arborée dans le cadre des travaux de secteurs anciens

 

• Densifier la plantation des parcs et jardins  

Réalisé ou en cours (149 arbres)

- Parc du Vent : 120 arbres en cours de plantations afin de renforcer l'armature forestière du site et de le protéger depuis ses accès côté Licorne. Une haie de troènes sera remplacée, en bordure du boulevard de l'Europe, par la plantation de 750 pieds  

- Parc Coquelle : 24 arbres afin de constituer un arboretum à la place des anciennes serres (inauguration prévue dans le cadre du Marché du végétal)

- Parc Malo : 5 arbres afin de renforcer le paysagement, de favoriser les espaces ombragés et de rendre les arbres plus visibles.

 

Plantations à l'automne-hiver 2017/2018 (4 000 arbres) :

- Boisement du Fort de Petite-Synthe : 4 000 sujets (plans forestiers) afin de recréer un poumon vert qui favorise l'équilibre du climat local