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Dunkerque, c'est vous !

Ils font bouger Dunkerque... Chaque mois, retrouvez les portraits de celles et ceux qui, par leur dynamisme et leur esprit d'initiative, contribuent au rayonnement de Dunkerque bien au-delà de ses frontières !


Kévin Truy, sa cuisine n'a rien d'industriel

Kévin Truy, du restaurant Le Sweet, en Citadelle

À 28 ans, Kévin Truy est à la tête du restaurant Le Sweet, en Citadelle. "Je l'ai repris en juillet 2016, mais cela fait dix ans que j'y travaille."

L'occasion pour le trentenaire, en prenant les rênes de l'enseigne, de pousser plus loin la logique du terroir. Car, formé au CEFRAL où il était élève de Bertrand Bédu, notre chef est convaincu des vertus des circuits courts : "Quand vos produits sont cultivés juste à côté, par des passionnés, quand ils vous arrivent parfois cueillis du jour, ça n’a pas d'égal !"

Un militantisme que notre chef, vice-champion de France 2009 des Olympiades des métiers, défend à l'occasion du Challenge culinaire transfrontalier. "L'événement réunit 90 restaurateurs français et belges pour des échanges."

Malgré son jeune âge, celui qui est déjà juré des Olympiades des métiers devait animer deux ateliers fin novembre et mi-décembre. Il y parlera à coup sûr de sa passion pour les légumes de saison et pour les assiettes pétillantes !

Facebook : Le Sweet restaurant

En panne d'idées pour les fêtes ? Découvrez pas à pas, en vidéo, la recette concoctée par Kévin Truy ci-dessous, la liste des ingrédients est disponible en cliquant ici !

Décembre 2017


Piotr Kuzas, une fine lame venue de Pologne

Piotr Kuzas, une fine lame venue de Pologne...

Eh non, la Pologne ne produit pas seulement de bons plombiers ; elle est aussi une terre d'escrime ! D'où le choix de la Salle d'armes Jean-Bart de s'adjoindre, depuis 2015, les services de Piotr Kuzas.

Né il y a 36 ans sur les bords de la mer Baltique, cet ancien international espoir polonais (classé parmi les 50 meilleurs mondiaux) pourrait être un symbole des vertus de la construction européenne : "Ma technique, elle me vient de Pologne, mais la pédagogie, c'est en France que je l'ai apprise", répartit le maître d'armes dunkerquois. Une formule qui a permis au club de doubler le nombre de ses adhérents et de retrouver le championnat de France !

De Gdansk à Dunkerque

En effet à Dunkerque, Piotr Kuzas a trouvé une structure, la Salle d'Armes Jean Bart, soucieuse de se développer à nouveau. "L'équipement est superbe avec ses 14 pistes ! Et puis nous avons réussi à garder le groupe d'anciens au sabre et à enseigner aux plus jeunes le fleuret, ma spécialité." Particulièrement intégré dans la vie du club, Piotr, qui manie parfaitement la langue de Molière, s'est aussi très vite habitué à Dunkerque. "Avant mon arrivée à la salle d'armes, je n'y étais venu qu'une fois : en 2013 pour un championnat de France juniors de fleuret."

De la cité de Jean Bart, le Polonais n'avait eu le temps de goûter qu'à un welsh, dégusté en centre-ville. "Depuis, j'ai appris qu'il y avait aussi des restaurants sur la digue !" Totalement séduit par cette vie au bord de la mer, qui lui rappelle son enfance sur le littoral de la mer Baltique, notre fine lame s'est, paraît-il, changée en chef pour ce qui est des moules : "J'adore, mais une allergie m'empêche désormais d'en manger." Alors Piotr troque le fleuret et le masque pour la louche et le tablier, et cuisine pour les siens : "Les moules-frites sont devenues notre nouveau plat traditionnel du dimanche !" A la place de la soupe au poulet servie dans les assiettes dominicales en Pologne.

Loisirs... et compétition !

Maître d'armes et donc cuisinier à ses heures, notre homme est aujourd'hui heureux de voir son club d'adoption faire à nouveau le plein : "Nous avons près de 90 licenciés qui évoluent avec plaisir dans une ambiance très loisirs." Ravi de la convivialité dans la laquelle il travaille, Piotr Kuzas nourrit aussi quelques envies de haut niveau : "J'essaye progressivement de mettre en place une dynamique de compétition. Ce n'est pas pour tout de suite, mais dans quelques années..."

En attendant, le natif de Gdansk coache en parallèle Samuel Finch, un ressortissant britannique qui ambitionne de se qualifier pour les JO de Paris en 2024 ! Une participation olympique, même sur le bord des pistes, qui ne serait pas pour déplaire évidemment à Piotr Kuzas : "Moi, j'avais dû me contenter d'être sparring partner en Pologne pour les Jeux d'Athènes."

La Salle d'armes Jean Bart célèbre son 90e anniversaire les 16 et 17 décembre au gymnase du Grand Large. Facebook : Salle d'armes Jean Bart

 

Décembre 2017


Charlotte Boyaval, représentante de parents d’élèves pour la 1ère fois!

Ingénieur de métier et mère de 4 enfants, Charlotte Boyaval profite de sa mise en disponibilité pour s’investir davantage dans la vie de l’école. Pour cela, elle a souhaité devenir représentante de parents d’élèves pour la 1ère fois ! Elle a été élue le 13 octobre dernier, en tant que représentante(-suppléante) tout comme les 14 autres parents de l’école Jean Jaurès qui ont présenté eux-aussi leur candidature. Pour elle, la rentrée s’est faite lors d’une première grande réunion : le Conseil d’école le 9 novembre dernier …

Pourquoi une telle implication cette année ?

Cet été, la famille Boyaval a déménagé. L’école Jean Jaurès devient la nouvelle école d’affectation de la fille de 8 ans de Charlotte. Pour elle, c’est le début d’une nouvelle expérience : « une occasion de créer du lien » avec les parents mais aussi avec les différentes institutions (professeurs de l’éducation nationale, mairie) afin que chacun comprenne les rôles de chacun. « Je souhaite penser au collectif en essayant d'avoir une vision globale qui soit représentative des idées du plus grand nombre », voilà l’ambition de la mère de la petite Prune. Et cette mère investie a déjà au moins une idée qui pourrait être appliquée dans l’école de sa fille : la réalisation d’un trombinoscope pour que les parents d'élèves puissent visualiser et repérer qui les représente « pour qu’ils sachent ainsi que s’ils ont un souci, une question à poser, ils peuvent venir nous voir … », indique Charlotte. Sa motivation vient aussi des discussions qui auront lieu lors des conseils d’école autour du parcours de l'enfant, des enfants en difficulté, du périscolaire, de l'environnement de l'école, de la sécurité… « Il y a beaucoup de choses intéressantes à aborder, à rajouter parfois ou à éclaircir. Et la réussite scolaire des enfants en difficulté m'importe beaucoup… », détaille-t-elle.

Le rythme global de l’enfant au centre de ses préoccupations

Mais ce qui a incité réellement Charlotte Boyaval à se présenter, c’est la question de l’organisation du temps scolaire. En effet, les parents ont pu exprimer leur avis sur la question en 2015. Et Charlotte s’était déplacée pour aller voter à cette occasion. « Je me suis dit qu’avec cette perspective de votation en janvier 2018, c’était le moment de s'exprimer ! En tant que représentante de parents d'élève, nous allons partager autour des questions qui seront posées aux parents lors du vote, et ces questions seront déterminantes. Enfin, la décision finale viendra des parents d'élèves, suite à la tenue de quatre débats publics organisés par la Ville, d’ici la votation ». En plus des Conseils d'école, Charlotte Boyaval mettra un point d’honneur à aller aux réunions spécifiques à la question des rythmes scolaires dans les mairies de quartier. « Je pense qu’il est important pour les représentants de parents d'élèves d'y aller et d'écouter justement ce que les gens ont à dire sur la question. Cela sera notre rôle d'aller les titiller un tout petit peu en disant que c'est quand même important d'aller donner leur avis. En tout cas, personnellement, j’irai voter, c'est sûr », conclut-elle sur le sujet.

Des idées, Charlotte Boyaval en a beaucoup. Elle souhaite s’exprimer également sur le raccourcissement de la journée scolaire, elle l’explicite : « l’idée de terminer tôt l'école me paraît intéressante mais je pense que c’est surtout la société qui doit évoluer par rapport à cela, peut-être par les associations sportives, culturelles qui prennent le relais, des groupes de parents, en tous les cas, il y a certainement des choses à faire … »

Novembre 2017


Une modéliste professionnelle au repair café !

Vous cherchez à réparer un quelconque habit plutôt que de vous en débarrasser ? Marion Laudriec, réparateur bénévole mais aussi couturière de métier, vous montrera au repair café comment procéder avec, comme simples outils, un fil et une aiguille! Et c’est tous les derniers mercredis du mois à la Maison de l’Environnement de 18h à 20h !

Son parcours professionnel pour devenir styliste-modéliste

Titulaire de deux diplômes spécialisés, cette nantaise de naissance a travaillé pour des grandes enseignes telles que la Redoute, Kiabi …  «Je suis arrivée à Dunkerque pour rejoindre mon compagnon. J'ai décidé alors de créer des patrons de vêtement en tant qu’indépendante et mon activité a pris déjà de l'ampleur en 6 ans. J’ai même pu recruter une employée pour pouvoir faire face aux demandes de retouches». Et justement, l’activité principale de la jeune créatrice de 32 ans, c’est de donner des cours de couture tout public dans sa boutique ouverte depuis 2012. «Parfois, on accompagne de vraies petites couturières en herbe de 6 ans qui ont envie de faire ce métier plus tard…» se satisfait-elle.

Une démarche citoyenne à finalité économique et sociale

Réparer les fermetures, des trous dans un pull ou faire un ourlet … Cette couturière offre son savoir-faire à destination des dunkerquois qui n’ont pas les moyens de payer le service d’un artisan. «Dans ce cas, je le fais de bon cœur. Aussi, on pense ne pas avoir de pouvoir d'achat alors qu’il y a des solutions», précise-t-elle. Elle ajoute : «Faire soi-même permet aux gens de pouvoir réparer sans avoir à racheter». Et pas question pour Marion de concurrencer les artisans locaux, bien au contraire! Le but de tous les repair cafés, c'est de diagnostiquer la réparation, d’orienter vers la profession indépendante et d'intervenir seulement si les professionnels suggérés se déclarent incapables de réparer. Il s’agit bien de préserver l'emploi local.

Action de sensibilisation au recyclage et au carnaval !

Afin de produire le moins de déchets possibles, Marion Laudriec a adopté une démarche bien à elle : « Moi je recycle beaucoup (fermetures, tissus). Lorsque ces derniers sont trop abîmés, je les apporte sur les lieux de recyclage comme le Relai où les chutes sont broyées pour en faire de l'isolant pour les maisons. Les ateliers de recyclage intéressent également beaucoup les dunkerquois pour le carnaval : cette technique permet de réparer costumes et chapeaux … Car en lui-même, le carnaval, c'est un recyclage géant à partir des vieux habits de nos grand-mères ! Le recyclage évite de jeter, et réparer soi-même est hyper important. Ma fille de 6 ans prépare son costume de carnaval, elle est tellement contente de le faire elle-même», indique-t-elle.

L'Aiguille à Idée & couture, 546 avenue Louis Herbeaux, 59240 Dunkerque 06 33 08 15 89

Mail : marion@remove-this.aiguille.net Site : aiguille.net

Page facebook : https://www.facebook.com/marionvousaiguille

Pour une réparation couture gratuite avec Marion, se pré-inscrire à la maison de l’environnement au 03 28 20 30 40

 

Octobre 2017


Jamais un vendredi sans le torrent de Guynemer !

La nouvelle piscine Guynemer ... Mélanie Gernez et son fils de 8 ans Tristan y vont au moins une fois par semaine, tous les vendredi soir et pendant 2h30 !

Tristan y suit son cours pendant 1h avec le club de natation de St Pol/mer pour rejoindre ensuite sa mère pour un vrai moment de détente et d'amusement en famille. "Tristan a eu le choix entre le foot et la natation, et il a choisi la natation", raconte sa mère Mélanie.

Au programme : jeu, nage et détente en famille!

Mélanie Gernez, dunkerquoise de 43 ans, et son fils Tristan ont pris l'habitude d'aller très régulièrement à la piscine Guynemer depuis son ouverture en août dernier. "J'aime beaucoup cette piscine avec d'un côté son grand bassin pour la nage sportive et d'autre part un espace vraiment ludique où tout est accessible facilement : torrent, jacuzzi, toboggan, pataugeoire, boule à vagues !" Ainsi tous les vendredis, mère et fils profitent de TOUS les équipements de la piscine. Et pendant le cours de son fils, on trouve aussi Mélanie dans le grand bassin. Ancienne nageuse, elle enregistre chaque semaine environ 40 longueurs.

Leur préférence ? La rivière à contre-sens !

Les banquettes à jets d'eau, le courant entourant l'espace jacuzzi : tout y est d'après la maman pour s'y amuser. "Souvent mes parents nous rejoignent. C'est un espace où l'on rigole souvent à 4, on s'amuse de challenges. Et on a toujours du mal à en sortir!" Mélanie Gernez et son fils adorent passer du temps dans ce torrent, elle s'enthousiasme : "c'est tellement drôle de lutter ou, mieux encore, de se laisser porter par le courant!"  

Guynemer : un bain de lumière et de chaleur humaine !   

L'été, Mélanie et Tristan se rendaient facilement dans d’autres équipements aqualudiques "mais profiter de cette qualité d'équipements de façon régulière, c'est nouveau pour nous!" indique-t-elle, avant de rajouter : "L'autre force de cette piscine, ce sont ses grandes baies vitrées et la luminosité qu'elles laissent entrer. Sans oublier ce côté chaleureux qu'apporte le bois." En tant qu'utilisatrice abonnée à l'année, elle apprécie particulièrement l'ouverture de la piscine le dimanche après-midi, elle affirme à ce sujet : "je trouve cela top pour occuper nos dimanches hivernaux..."

Des appréhensions elle en avait pourtant par rapport à cette nouvelle piscine spacieuse, craignant un cadre impersonnel et froid. Elle en est aujourd'hui une vraie adepte et déclare :"Au contraire ; elle est tellement claire que l'on s'y sent bien ! Et avec les couleurs associées à ce bois, comme le orange, tout est vraiment très sympa."

Octobre 2017


Rémy Thellier, un jeune créateur que l'environnement inspire

Etudiant de 22 ans, Rémy Thellier, actuellement en Master 2 de l'Ecole Supérieure d'Art des Hauts-de-France, compte parmi les 6 étudiants dunkerquois qui rendront leur travail visible à l'occasion des Journées européennes du Patrimoine, les 16 et 17 septembre, dont le thème, cette année, est la jeunesse. 

Ce jeune créateur présentera son travail à la fois au Learning Center avec Echouage & Echouement, une installation alimentée avec un accrochage photographique en matinée à partir de 10h et au Musée Portuaire, une recherche plastique basée sur le territoire des Moëres en début d'après-midi. Puis en fin de journée, il animera un atelier plastique visant à entreprendre une démarche artistique avec les participants.

Né à Armentières, Rémy Thellier habite dans la ville de Nieppe, à une petite heure de train de Dunkerque qu'il considère comme "une ville qui offre en permanence une richesse artistique habitée par de nombreux pôles artistiques tels que le FRAC, le LAAC, l'ESA, la Plateforme, Fructose, bien d'autres encore, et aussi sa singularité environnementale."

Regard artistique sur l'impact de l'homme sur la nature

Aujourd'hui, inscrit en 2è année de second cycle, Rémy a pris "un engagement entre Art et Nature, en recherchant des propositions plastiques à travers des interventions dans la nature mais aussi au coeur des villes et des installations artistiques avec des objets naturels recyclés (roches-sable-terre, bois-eau-végétal...) mêlant sculpture, photographie et vidéo", affirme-t-il.

Lors de sa 1ère année aux Beaux-Arts en 2013, il a commencé par aborder la question du bateau échoué en peinture, en photographie et enfin en sculpture. « Je porte un intérêt très vif vers cet objet qui est anatomiquement entre construction et déconstruction" déclare-t-il.

En 2015, il réalise une vidéo qui retranscrit la totalité du processus du déracinement d'une plante verte, un Gold Crest issue de son jardin à Nieppe jusqu'à sa replantation sur la plage de Malo-les-bains, soit à 66 km. L'artiste voulait faire découvrir la mer à cette plante. Il a réitéré l'expérience non plus en train mais en avion pour aller visiter Barcelone, une édition composée exclusivement des photographies a été produite. "Interagir et composer dans le milieu naturel et urbain avec de la vie végétale, confronter les regards, les étonnements et la curiosité des citadins et touristes, dialoguer et échanger avec eux afin qu'ils puissent comprendre l'objet de cette démarche. Tout cela m'a nourri psychologiquement et artistiquement. Je me suis, en quelque sorte, mis dans la peau du jardinier dont la ville serait son jardin", explique-t-il. 

 

Une proposition plastique-phare : Echouage & Echouement

En avril 2016, Rémy Thellier s'est rendu à la plage de Zuydcoote, là où se trouve un navire échoué sur la plage. Il commente le lieu : "durant la marée basse, la mer le libère de son emprise et lors de la marée haute, celle-ci le reprend et le fait disparaître. Ce navire anglais échoué lors de l’opération Dynamo, le Created Eagle, de nationalité anglaise, est chargé d'histoire". En amont de la séance photo, cet étudiant en Beaux-Arts a récupéré des morceaux de bois laissés à l'abandon près de son lieu de domicile. Rémy explique alors sa démarche : "Le choix d'installer ces branches sur la plage n'est pas le fruit du hasard bien au contraire : il appuie le terme d'échouage, une action qui est volontaire, contrairement à  l'échouement qui est une action involontaire : un accident. La mer au loin souligne la montée des eaux dans ce contexte pessimiste. Une composition visuelle est alors réalisée."

Ses travaux sur le territoire dunkerquois des Moëres

A travers l'ARC Polder : -2m50 en dessous de la mer, proposé par Albert Clermont et Jean-Claude Mouton, enseignants en photographie de l'ESA, il a pu explorer intimement, en silence, cette nature si singulière que propose le territoire des Moëres. "Cette expérience du réel, capturer, ressentir allant même jusqu'à prélever et manipuler sa terre, son eau et sa flore m’a permis d’envisager une nouvelle conception de la nature", affirme-t-il. L'artiste explique la révélation qu’il a eue face à ce paysage : "j’ai remarqué que l’espace et l'horizontalité du lieu sont très profondes et poétiques et qu'il y a un rapport puissant entre l’eau et la terre. C’est pourquoi, je tenais à capturer cette perspective dans sa totalité. Mais je ne voulais pas en rester là, je tenais à extraire et à matérialiser la forte humidité du milieu que j'ai ressentie" conclut-il.

En ce moment en pleine réflexion sur une installation constituée uniquement de bois, d'un tronc d'une longueur de 3m50, découpé en tranche, et d'une seconde composée de pierres, Rémy Thellier continue d'être inspiré par l'environnement, "Je n'apprécie pas le terme "oeuvre d'art", je préfère proposition plastique" précise-t-il, modeste ... 

Retrouvez ici le programme complet des Journées européennes du patrimoine : https://www.ville-dunkerque.fr/decouvrir-sortir-bouger/les-agendas/lagenda/actualites/journees-europeennes-du-patrimoine-demandez-le-programme/

Septembre 2017


Des emplois à la plage : Lucie, la serveuse du Bikini Beach et Maik, le cuisinier d’On the beach.

Ils font partie de ceux pour qui le tourisme à Dunkerque redynamisé par la ville est surtout synonyme d’emploi !

Lucie, serveuse au Bikini Beach !

Un bar de plage avec un toit occultable pour passer outre les petites averses d’été, des paravents amovibles pour que l'apéro ne soit pas gâché par les vents d’ouest et du nord ... Voilà le cadre dans lequel Lucie Holin, à peine 18 ans, travaille, pour la première saison, en tant que serveuse. Ce cadre a un nom : c’est le Bikini Beach !

Dunkerquoise depuis l'âge de 2 ans, Lucie, étudiante en droit l'année dernière, a été prise en CDD de 6 mois pour la période avril-fin septembre, à temps partiel ; environ 25h/semaine pour justement aider au service de ce bar de plage.

Le Bikini Beach et son nouvel espace bain de soleil

Ce bar de plage vous offre plusieurs types de confort : des mange-debout, des banquettes, des chiliennes. Et au nord, nouveauté de cette année : 16 places en bain de soleil pour être face à la mer, un rafraichissement à la main, les doigts de pied en éventail! Ce service est proposé 6 euros la demi-journée et 10 euros la journée. Raynald Symoens, gérant de l'Espadrille depuis 7 ans justifie l'évolution de son équipe par la création de ce nouvel espace tout confort : "Les gens qui payent la location d’un bain de soleil ont envie d’avoir une prestation légèrement supérieure à ceux qui s’installent là gratuitement, c'est une prestation différente qui demande un peu plus de personnel".

Cet agrandissement de la terrasse sable a contribué à ce que l'équipe de l'Espadrille continue encore de s'étoffer. Et c'est pour assurer le service au Bikini Beach, que Lucie a été recrutée pour la saison estivale. En effet déjà en 2016, l'équipe était passée à 16 saisonniers, c'est à dire le double par rapport à l'avant terrasse sur sable. Maintenant, grâce à l'agrandissement sur le sable autorisé par la Mairie avec l'espace bain de soleil et celui de leur terrasse-digue depuis que Raynald et son associé ont racheté la sandwicherie d'à côté, l'équipe compte 30 personnes, dont 14 CDI avec, parmi eux, 9 salariés à temps plein.

Le patron de l'"Espa" s'enthousiasme : "Ce qui est bien, c’est que la municipalité nous a donné la possibilité d’avoir des terrasses dans le sable avec alimentation électrique. Sans l’alimentation électrique, rien n'aurait été possible. Ils ont fait passer des fourreaux sous la digue pour que l’on soit alimenté afin d'avoir à disposition frigo, pompes à bières, machines à granité, lumière et musique."

Les avantages du métier de serveuse

Lucie a appris ici, sur le tas, et elle est polyvalente désormais. Elle l'explique : "On m’a formé, plusieurs serveurs m’ont appris comment bien m’organiser, tenir le plateau, savoir le positionner, faire les cocktails … ".

Aime-t-elle travailler là ? La réponse est clairement "oui"! D'abord parce que malouine, elle habite à deux pas de son lieu de travail, ce qui est éminemment pratique en horaires décalés. Ensuite, spontanément Lucie Holin s'exclame : "Après, travailler sur la plage : qui n’aimerait pas ? Moi tous les matins, je viens ici, je vois la mer, je vois du monde, ça me rend un petit peu heureuse. Aussi l'ambiance est cool, parce que c’est vrai que parfois c’est compliqué quand il y a du monde, quand ça court de partout et que les nerfs montent, mais on arrive à se relâcher. On se fait des blagues, on rigole bien ensemble et au final, moi j’adore travailler ici", en sourit-elle. Raynald rajoute : "Le gros avantage aussi, c’est qu'à partir du moment où l'on a les clés de ce métier, que ce soit en tant que serveur, barman, cuisinier, on trouve du boulot partout dans le monde. Si il y a bien une chose qu’on n'arrêtera jamais de faire : c’est de sortir, de manger et de boire, dans tous les pays!"

Une attractivité renforcée de la station balnéaire pour un réel "boost" économique

Raynald Symoens, né à Lille et dunkerquois depuis 11 ans, affirme : « Cette volonté municipale de développer les animations gratuites sur la digue, c’est parfait, c’est génial. Je dirai même que la municipalité met carrément les watt pour que Dunkerque soit attractive et connue!" Il rajoute : "En plus du développement des animations gratuites, la municipalité fait tout pour que Dunkerque soit une terre de tournages dans le cinéma -"Dunkirk", "Le baron noir"...-, dans la musique (le clip de Vianney récemment), et même dans les publicités. Concernant notre bar, c'est la Cristallerie d’Arcq qui nous a contacté pour faire des photos de leur nouvelle collection de verres face à la mer … Et du coup, on apparaît dans leur catalogue, et ça c’est quand même grâce à la municipalité.", avant de conclure, convaincu : "On a 5 km de côte de sable fin, c'est formidable, il faut l’exploiter, il faut la dynamiser et c’est vraiment ce que la municipalité fait."

Août 2017


Maik Claes, un cuisinier "On the beach" !

Maik Claes est passé par un centre de formation pour apprendre le métier de cuisinier : Campus Pro à Tétéghem. Formé pendant 3 ans et demi : il a été 2 ans en CAP Cuisine et 1 an et demi en Bac Pro Cuisine,  formation qui s’est terminée il y a 3 ans. Il raconte : "Mes 2 premières années de formation, j’ai travaillé aux Jardins de l'Haezepoël à Hondschoote. Puis, je suis venu postuler au restaurant On the beach et le patron m’a pris pour les 1 an et demi qu’il me restait en Bac Pro "...  

Un emploi saisonnier régulier et évolutif

Depuis la fin de sa formation, Maik a été embauché chaque année pour la saison estivale au restaurant On the Beach, il assure aussi des extras régulièrement pendant les grosses périodes d'affluence : Carnaval, Nouvel An, Noël, Pâques ; "j’ai donc une place fixe en tant que renfort", indique-t-il. Actuellement, il est en CDD à plein temps (39h/semaine) 6 mois pour la période mai-octobre. A 28 ans, Maik Claes a le grade de chef de partie : "je suis le second du second. Il y a le chef, le second et le chef de partie, cela a été long à avoir mais je l’ai eu, j’y tiens!" explique-t-il, avant de préciser : "C'est cette année que j’ai eu mon gros contrat, sinon j’étais toujours commis, là cette année j’ai pris un galon. Le chef de partie, comme son nom l’indique, il s’occupe d’une partie, il gère ses stocks, son approvisionnement, il gère avec le chef la mise en place qui est à effectuer. Il va encadrer aussi les commis qui sont sous ses ordres, c’est nettement plus de responsabilités. Le On the beach est un bon établissement et je veux continuer à bosser avec le chef M. Leroy Marcel ".

Un métier-passion au service d’un réel travail d'équipe

Le chef de cuisine lui permet de peaufiner certaines recettes personnelles. D'ailleurs, un plat commence à voir le jour : un risotto aux pommes et au cidre, avec du poivre de Sichuan. "Je me suis inspiré d’un dessin animé. J’ai essayé de faire une ébauche de recette, le chef m’a dit c’est bien mais il manque plusieurs choses. J’ai retravaillé le plat et je lui ai présenté une version terminée de la recette, il y a 2 semaines. Là, il m’a demandé de lui faire la fiche technique pour qu’elle apparaisse probablement en accompagnement sur la prochaine carte. C'est un travail d’équipe basé sur l’expérience du chef Marcel.", explique Maik. "Avant chaque proposition de carte, le chef nous prépare des plats et nous les fait goûter en cuisine et en salle, cela arrive même parfois que des clients participent à la dégustation afin d'améliorer encore et toujours. C’est grâce au chef que j'ai découvert la passion de la cuisine, son importance, comme celle d’aimer mon métier", parle-t-il de son chef avec admiration.

Une belle terrasse sable et des animations = des emplois à la clé !

"Grâce à la terrasse sable créée en 2016, il y a eu une hausse de fréquentation au On the beach", explique Frédéric Struyf, gérant du restaurant depuis 2007. II rajoute : "On peut proposer 50 couverts de plus grâce à la terrasse sable où l’on peut aussi boire un verre en dehors des heures du repas. De plus, le restaurant propose aux clients jusqu’à 3 services 12h/14H et 15h-15h30 en fonction du temps et de la fréquentation. Le soir, la restauration débute dès 18h afin de s’adapter aux touristes étrangers qui aiment dîner tôt. Le restaurant dispose désormais d'une capacité totale de 110 couverts en extérieur. Ce développement a nécessité depuis la création de la terrasse sable l'embauche de personnel saisonniers supplémentaires." Frédéric Struyf, dunkerquois, est à l'origine de cet accueillant restaurant créé en 2007 et trouve qu’il y a de plus en plus d'animations estivales sur la digue, même si ces dernières ne sont pas devant le restaurant même.

Bon à savoir : un guitariste vient aussi chanter en terrasse un répertoire de chansons italiennes à la demande les samedi par beau temps au On the beach.

Et tous à vos agendas : le 2 septembre à 20h, le groupe « La hit box » comblera votre soirée en extérieur. Les 2 musiciens-chanteurs proposent des morceaux étrangers et français aux clients. Ces derniers peuvent choisir sur une liste leurs chansons ... Ambiance assurée au "On the beach" !

                                                                                                        Août 2017


Symbil Kanté : le carré plage à la folie !

Dunkerquoise depuis 2010 et malouine depuis 1 an et demi, Symbil Kanté a profité, pour la première fois, des animations du Carré Plage. Et depuis qu’elle y a goûté, elle continue à varier les plaisirs et les découvertes, tout en étant assidue à certaines animations “coups de coeur”, découvertes grâce au Carré Plage.

Cette lilloise d’origine a essayé depuis le début de cet été, de nombreuses initiations : longe-côte, marche nordique et pirogue hawaïenne.  Responsable du service relai de Dunkerque-Assistante Maternelle Parents, elle se rend régulièrement aussi aux cours de zumba après le travail les mardi et/ou jeudi soir, en plus d’aller, quand elle le peut, au Qi Gong au parc de Malo le samedi matin…

Prochainement, elle testera le paddle. Et elle compte bien tenter l’initiation à la zumba strong, elle précise : “Là, je pense que c’est plus musculaire, j’aimerais découvrir ça”.

Un coup de coeur qu’elle compte bien pratiquer dès la rentrée

Symbil aime danser dans l’absolu, et elle a adoré la zumba en découvrant les cours dirigés par la très entraînante Sandrine Guébel. “J’adore les rythmes latinos, et la zumba c’est à la fois du sport et de la bonne humeur, c’est vraiment sympa, joyeux, ensoleillé”, explique-t-elle. Elle rajoute : “la zumba, je vais en faire à la rentrée. Les animations du Carré Plage m’ont permis de découvrir, certaines je les ferai de façon ponctuelle comme la marche nordique et d’autres régulièrement à l’année par l’intermédiaire d’associations."

Surprise par une activité étonnante et sympa : la pirogue hawaïenne !

C’est d’ailleurs une nouveauté au Carré Plage cette année, et pas des moins inattendues. Le petit plus, c’est le collier de fleurs offert en souvenir ! Symbil raconte son expérience : “Dès le début, on est dans l’ambiance, on nous parle de la pirogue hawaïenne, on nous explique combien de km on peut faire. A la fin, on a eu le collier, c’était très sympathique, la petite touche finale !"

Ce que ces activités lui ont apporté ?

Symbil répond : “Je trouvais cela dommage d’habiter si près de la mer et de ne pas y faire d’activités. Cela m’a permis de découvrir des choses en y allant en groupe avec mes amis, et d’être en contact avec des animateurs sympas, des groupes sympas, ça donne un petit avant-goût de vacances parce que faire de la zumba face à la mer, c’est quand même super! Ces initiations créent aussi des échanges avec les associations qui proposent ces activités, et cela donne plein de pistes, plein d’infos. Et on se rend compte qu’il y a pas mal de choses, après il faut faire des choix, mais cela aide à aiguiller, à voir ce à quoi on accroche et ce à quoi on accroche un peu moins… »

Qualité d’accueil et choix : les deux grands atouts du Carré Plage

Il y a de tout parmi les activités proposées : des activités ludiques, des activités plus intenses en émotions, des activités plus calmes qui font du bien aussi, comme le Qi Gong. Il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts”, dit-elle conquise par le programme estival du Carré Plage.

Des appréhensions elle en avait, celles d’une mer trop fraîche ou trop agitée, mais au final rien ne lui a déplu, de belles découvertes pour Symbil Kanté et ses amis ! “Il suffit de se lancer finalement, je n’ai pas souffert du froid et me suis toujours sentie totalement en sécurité durant les sorties en mer …” conclut-elle. 

Août 2017


Née à Ostricourt, Sylvie Fanucci est malouine depuis 1983 et professeur de Qi Gong depuis 7 ans. Dans le cadre des activités estivales du Carré Plage, elle enseigne le Pilates, la gym spécial du dos et le postural ball. Et tous les samedi à 11h, elle propose, au parc de Malo, une initiation au Qi Gong, au « Carré vert », comme elle l’appelle, où elle réunit jusqu’à 150 personnes ! Les séances sont gratuites et sans inscription au préalable.

Le Carré Plage se déplace au « Carré Vert » pour la deuxième année consécutive !

Le parc de Malo est le « poumon vert » de Malo, et pour initier au Qi Gong, il est important pour Sylvie de se retrouver dans un écrin de verdure. « J’ai choisi de travailler plus sur le Carré Vert parce que tout se passe sur la plage. Or là, des animations sont proposées au sein du parc, en plus des concerts, Malo revit, c’est génial », s’enthousiasme Sylvie. Elle rajoute : « C’est pour cela que je tiens à remercier vivement Martine Arlabosse, l’adjointe de quartier de Malo-les-bains car elle a toujours cru en ce projet. »

Formation et activités professionnelles très complémentaires

Sylvie Fanucci a cette passion en elle, depuis l’âge environ de 15 ans. Et pour devenir prof de Qi Gong, elle est passée par l’Institut de Médecine Traditionnelle Chinoise, qui lui a apporté notamment la connaissance des méridiens qui sont nos « merveilleux vaisseaux », comme elle dit.

Elle a créé L’envol de la grue, jeune association dunkerquoise qui a pour but de faire découvrir et pratiquer les arts corporels traditionnels chinois, et dont Philippe, son mari, est le président.

Sinon, elle travaille essentiellement pour l’association Gym’V où elle dispense différents cours dont le Qi Gong. Sylvie entreprend aussi depuis peu la voie du yoga, pour enrichir son Qi Gong.

Qu’est-ce que le Qi Gong ?

Pour Philippe qui a toujours été son élève, la réponse est spontanée : « Le Qi Gong pour moi, c’est avant tout un rééquilibrage énergétique pour mieux connaître son corps et mieux l’appréhender. Ce rééquilibrage, se fait à la fois, par des respirations et par des mouvements par lesquels on prend conscience qu’on mobilise son énergie. » Sylvie rajoute : « C’est la circulation de l’énergie vitale, on est une énergie vitale mais celle-ci va s’épuiser comme un capital, si l’on y fait pas attention. Moi quand j’inspire et que j’expire, je nourris, je dispatche, j’apprends… Le Qi Gong qu’on appelle « sport de la longévité » attire les gens qui cherchent à être bien, et ce longtemps ».

Comment se déroule une séance-type de Qi Gong ?

Sylvie nous accompagne : « On arrive, mon mari met des musiques Feng Shui qui s’inspirent d’une méthode de bien-être japonaise. On est debout, c’est l’été. On est une jolie fleur, et la tête est dirigée vers le ciel. On fait le « salut » qui signifie : « je vais sacraliser le temps que je me donne ».  Au début des exercices, c’est linéaire, on réalise des petits mouvements pour apaiser le cœur. Ensuite, on commence doucement à travailler sur d’autres organes, car en Qi Gong, on ne travaille rien sans avoir stimulé TOUS les organes. Le fil rouge de l’été, c’est le cœur qui ne fonctionne pas tout seul. Il a 2 copains avec lui : l’intestin grêle et le poumon. Mes exercices tournent toujours autour de l’organe-saison. »

Sylvie précise la notion de verticalité dans cette discipline : « On est principalement debout au Qi Gong. Le Qi Gong s’adapte aux saisons. L’hiver, saison de gestation, on est plus dans des méditations, et plus on va vers l’été, plus on est tourné vers l’extérieur. Et à partir du 15 août, on commence de nouveau un travail d’intériorisation pour s’économiser ».

Avis aux amateurs de sérénité et de recherche d’authenticité : vous êtes les bienvenus le samedi matin, au Carré Vert de Malo-les-bains !

Août 2017


Exclusif ! Interview de Gaspard Malo !

Jean-Pierre Mélis, co-commissaire de l'exposition "La famille Malo, une ambition pour le territoire".

La Mairie de Malo présente du 30 juin au 17 septembre 2017 l’exposition “La famille Malo, une ambition pour le territoire”. L’occasion pour nous, de vous proposer une interview exclusive de Gaspard Malo, et pour cause ! Une rencontre donc posthume (forcément!), réalisée après sa mort, qui nous emmène à la rencontre de l’illustre dunkerquois du 19è siècle. Une interview “DKlée” dans le temps …

Gaspard Malo répond à une série de questions, notamment sur Malo-les-bains, créée en 1891.

1/ Vous êtes devenu l’industriel le plus important de la région, le seul à construire à Dunkerque des navires à vapeur en fer, et une filature de lin qui restera longtemps l’entreprise la plus importante de la région et l’une des premières filatures mécaniques de lin à fonctionner en France. Etes-vous conscient d’avoir à ce moment-là un esprit moderne et inventif ?

Gaspard Malo : "Célestin et moi avons eu la chance de recevoir un enseignement “moderne” qui nous a ouvert l’esprit et donné les connaissances nécessaires pour comprendre notre époque. Notre père, par ailleurs, avait une très grande ouverture d’esprit qu’il s’est évertué à nous transmettre. Il nous a légué également une fortune suffisante pour que nous puissions commencer à investir dans ce qui nous semblait porteur d’avenir. La chance aidant, nous avons réussi à saisir des opportunités et à les faire fructifier. Nous avons toujours aussi attaché beaucoup d’importance à établir avec les personnes avec qui l’on travaillait un climat de confiance réciproque."

2/ Vous avez été élu en 1848 représentant du Nord à l’Assemblée Nationale, puis membre de la Chambre de Commerce de Dunkerque. Et suite à votre grande réussite dans le négoce et l’industrie, vous vous êtes montré comme un homme de grande générosité, en mettant à l’occasion votre fortune au service du bien public. Etait-ce une volonté chez vous de préserver votre image ou était-ce réellement par souci du bien public?

Gaspard Malo : "1848 est une grande année dans la vie de la famille. J’ai activement participé à la campagne des banquets qui a mené à la révolution de février et les électeurs m’ont fait confiance en me portant à la députation. Pendant ce temps, mon frère Célestin qui siégeait au conseil municipal de Coudekerque-Branche, est élu maire. Malheureusement, Louis Napoléon Bonaparte avec son coup d’Etat du 2 décembre 1851 a mis fin à toute activité politique de notre part. Nous étions opposés à l’Empire autoritaire et le sommes restés au prix d’une mise à l’index de toute commande d’Etat en particulier pour le chantier maritime. Dans notre vie privée, nous sommes restés fidèles à nos idées libérales et avons veillé, Célestin et moi, à faire profiter nos concitoyens des largesses que notre activité industrielle nous avaient apportées. Nous étions, bien entendu, très attentifs, à préserver ce que l’on appelait à l’époque notre “respectabilité” mais étions également attentifs au bien public."

3/ Que pensez-vous de la construction de Malo aujourd’hui ?

Gaspard Malo : "J’ai eu l’ambition de favoriser la création d’une station balnéaire à l’instar de ce qui commençait à exister à l’époque et je suis particulièrement fier, d’une part que l’on ait donné mon nom à cette ville et surtout j’admire le développement qu’elle a pris. Dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé pareille croissance. Permettez-moi d’avoir une double pensée en ce qui concerne la promotion de Malo-les-Bains grâce au film de Nolan. D’une part, une très grande fierté car le nom de “ma” cité va parcourir le monde. Mais d’autre part, je suis triste que ce soit à l’occasion d’un évènement qui a coûté autant de vies humaines. J’aurai préféré quelque chose de plus humain, de moins tragique. Mais on ne refait pas l’Histoire."

4/ Est-ce que des bâtiments malouins remarquables ou des aménagements encore visibles ou perceptibles peuvent vous être attribués ?

Gaspard Malo : "Très peu, la Seconde guerre mondiale a causé tant de destructions ! Mais il y a la maison que je m’étais faite construire à partir de 1860 et que l’on appelait à l’époque la ferme Malo, c’est là où je m’installe en 1870 et où je décède en 1884. Démolie durant la guerre, elle a été reconstruite à l’identique et c’est aujourd’hui la maison du gardien du parc aménagé sur mes terres à partir de 1923. Dans son prolongement, le corps de ferme reconstruit lui aussi, abrite le musée aquariophile. En 1923, la Ville a fait aménager autour de ma maison, sur mes terres potagères, un très joli parc. J’en suis très heureux !"

"Je me souviens aussi qu’entre 1880 et 1883,  cinq de mes amis séduits par la beauté des lieux ont fait construire des villas voisines au bord de mer. Parmi elles, la villa les Flots construite pour le critique de théâtre parisien Francisque Sarcey. La villa a été rachetée et restaurée après la seconde guerre mondiale, c’est hélas la seule qui subsiste aujourd’hui. Vous pouvez la voir au 41 de l’avenue About, sa façade est séparée côté digue par un mur de béton qui retient le sable mais qui n’existait pas à l’époque. "

5/ Pensez-vous que le livre “La famille Malo ou l’intelligence d’entreprendre” (publié par la Société Dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie) reflète bien votre parcours ?

Gaspard Malo : "L’équipe qui s’est attelée à retrouver tous les aspects de la vie de ma famille a fait une recherche sérieuse. Elle a su retrouver les lignes de force qui ont guidé notre action depuis mon père jusqu’à mon fils. Je suis particulièrement sensible à la place qu’elle a réservé à mon frère Célestin qui était souvent oublié. En ce qui me concerne personnellement, je dois dire, que je me retrouve assez fidèlement même si parfois je suis étonné de l’indulgence des auteurs à mon égard."

Avec les réponses par Jean-Pierre Mélis, co-commissaire avec Myriam Morlion, de l’exposition “La famille Malo, une ambition pour le territoire” et historien de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Dunkerque, qui s’est glissé le temps d’une interview dans le rôle de Gaspard Malo.                 

                                                                                                                                           Juillet 2017


Carole Costard - Ses élèves revivent la Bataille de Dunkerque
Carole Costard, professeure d'histoire-géographie au lycée Jean-Bart

En prenant il y a deux ans ses fonctions au lycée Jean-Bart, Carole Costard, 26 ans, Bretonne d'origine, ne s'imaginait sans doute pas vivre une telle expérience. Associée à ses collègues Laurence Lestavel et Christophe Després, la jeune professeure d'histoire-géographie a accompagné tout au long de l'année une vingtaine d’élèves de 1ère dans un étonnant travail de mémoire autour de la Bataille de Dunkerque.

"Je connaissais cet épisode de la Seconde Guerre mondiale, mais pas dans les détails. J’ai véritablement découvert Dynamo à travers les recherches menées avec les élèves !" L'occasion pour elle de parfaire sa culture, mais aussi et surtout pour ces jeunes Dunkerquois : "Les élèves savent bien qu'il s'est passé quelque chose à Dunkerque en mai 1940, mais ils ne s'imaginent pas ce qui s'y est joué."

A partir de documents d'archives, le groupe a redonné vie à six destinées dunkerquoises. Avec le soutien du Studio 43, les élèves ont réalisé un film mêlant scènes jouées (ou plutôt dites) et photos d'époque... Le résultat final est aussi bluffant qu'émouvant et pédagogique !

Découvrez "Eclairons la mémoire, la Bataille de Dunkerque mai-juin 1940", l'étonnant travail des lycéens de Jean-Bart dans cette vidéo :

Les lycéens de Jean-Bart et leurs professeurs, à l'initiative du film réalisé sur la bataille de Dunkerque à partir de témoignages d'époque
Les lycéens de Jean-Bart et leurs professeurs, à l'initiative du film réalisé sur la bataille de Dunkerque à partir de témoignages d'époque

Fin de saison du Bateau Feu...
Lysiane Fasquel et Stéphanie Ferlin devant la Maison de quartier de la Basse Ville

Depuis le mois d’avril, de nombreux ateliers de création ont commencé en Basse-Ville et au Jeu de Mail dans le cadre des projets participatifs proposés pour la fête de fin de saison du Bateau Feu, La Grande Loupiote, en partenariat avec le Théâtre la Licorne.

Pendant 2 semaines, 2 couturières de la Compagnie De Fil et d’Os ont réalisé à la Maison de quartier du Jeu de Mail http://www.jeudemail.aduges.org/8 robes haute-couture, avec les couturières et brodeuses du Jeu de Mail, du Carré de la Vieille et de la Maison de quartier de la Basse Ville. Des habitantes se sont portées volontaires pour participer à ce "Bestiaire articulé", défilé marionnettique tout à fait étonnant et présenter les créations dans lesquelles, petite originalité, se dissimule un animal ! La 1ère représentation a eu lieu le 28 mai dernier à 14h, lors du Bal International du Jeu de Mail, et la prochaine aura lieu le 17 juin à 21h rue du Fort Louis.

Zoom sur 2 volontaires de basse ville pour le "Bestiaire articulé" : 1 brodeuse et 1 mannequin

Retrouvez-ici les portraits de Lysiane Fasquel et de Stéphanie Ferlin, 2 participantes volontaires pour participer au "Bestiaire articulé", projet participatif du Bateau Feu et du Théâtre La Licorne, habitant en Basse Ville...

Lysiane Fasquel, brodeuse en basse ville, modeste de nature mais fière de participer au projet !
Lysiane Fasquel, brodeuse en basse ville, modeste de nature mais fière de participer au projet !

Bénévole en Maison de quartier depuis 10-12 ans, Lysiane Fasquel connaît quasiment tout le monde en Basse Ville, il y est née et a toujours vécu. Et c’est spontanément qu’elle a répondu positivement à la proposition du Bateau Feu de participer à ce projet participatif du Bestiaire articulé.

Générosité et modestie à toute épreuve

Lysiane Fasquel est même Vice-Présidente de ce lieu mais par modestie, elle n’aime pas le dire. C’est donc Aurélie Cambresy, la Directrice de la Maison de quartier de la Basse Ville qui aime le rappeler à sa place.

Et tous les lundis après-midi : c’est broderie en points de croix au programme de la Maison de quartier ! Pour le "Bestiaire articulé", Lysiane a brodé sur la robe de l’aigle royal, ainsi que Josette, Annette, Valérie et Marlène pour le masque. "Très habile de ses mains, elle est notre monitrice", indique-t-elle sur cette dernière. Lysiane ne manque pas une occasion de parler de tous les bénévoles.

Une expérience "rigolote et intéressante" pour Lysiane, "à reproduire dès que possible"

Aux dires de Lysiane, on sent que cela a été vécu intensément : "C’est une expérience à refaire, parce qu’on a bien aimé ! On a fait ça dans la rigolade". Elle ajoute même : "On a réalisé quelque chose que l’on n’avait jamais fait et on a vu que tout avait été fait à base de récup’, pour les tissus, les fils... On n’avait jamais vus cela, c’était intéressant à voir".

Ce qu’elle a préféré dans cette expérience ? Sa réponse est sans détour : "C’était de redorer le blason à la Maison de quartier de la Basse Ville parce que c’est rare qu’on ait des choses comme ça en basse ville, ça fait revivre le quartier et nous apporte de la fierté."

Stéphanie Ferlin défilera en robe-araignée version écolo !
Stéphanie Ferlin défilera en robe-araignée version écolo !

A 29 ans, Stéphanie Ferlin, jeune bénévole de la Maison de quartier de la Basse Ville, est toujours partante... Elle pense que c’est une bonne idée de l’avoir mis dans le quartier, ce Théâtre La Licorne. Pour preuve, lorsqu’elle a été sollicitée pour participer à un défilé haute-couture dans le cadre du projet de la Grande Loupiote, elle s’est dit de suite pourquoi ne pas essayer

Une expérience marquante à renouveler

Elle raconte qu’au départ, les membres de la Compagnie de Fil et d’Os "nous ont pris les mesures et le résultat a été nickel au moment des essayages. Couturières et brodeuses ont fait du magnifique travail." Elle rajoute avec enthousiasme : "J’avais juste chaud, mais j’ai trouvé que leur travail était vraiment une réussite. Le plus marquant a été les entraînements, j’ai adoré ça, c’était marrant. Il est certain que je recommencerai si l’occasion se reproduit !"

Sa robe de l’araignée, et les 7 autres robes haute-couture créées en partie avec de la récup’

Pour leur 1ère collaboration avec La Licorne et le Bateau Feu, c’est bien la Compagnie professionnelle qui a émis l’idée de la récup', en accord avec la thématique imposée du bestiaire articulé. Seule contrainte : chaque création haute-couture devait cacher un animal ; araignée, aigle royal et hérisson pointeront donc le bout de leur nez à la tombée de la nuit, rue du Fort Louis, le 17 juin à 21h.

Presque la totalité de cette robe de l’araignée a été confectionnée avec des toiles de coton déjà utilisées pour d’autres projets, et du jersey en tube qui était destiné à être jeté à cause de la date de péremption. Des broderies ont été récupérées aussi sur un voile en coton de type djellabah donné pour l’occasion par une habitante de la basse ville.

C’est donc dans le cadre d’un travail collectif et convivial, mais aussi écologique, que se sont déroulés ces ateliers de création de la Grande Loupiote !

Juin 2017


Delphine Lagache compte sur vous pour les Journées Nationales de la Croix Rouge !
Delphine Lagache compte sur vous pour les Journées Nationales de la Croix Rouge !

Du 10 au 18 juin 2017, c'est la Collecte pour les Journées Nationales de la Croix Rouge Française dans vos magasins (super/hypermarchés), et au stand de vente d'objets "Goodies" Croix Rouge, aux alentours du marché de Dunkerque. Tout l'argent récolté lors de cette semaine sera utilisé sur le Dunkerquois pour la population locale.

Une Présidente de l'unité locale de Dunkerque CRf, débordante d'énergie !

Se sentir utile, continuer à construire des projets, voilà le crédo de Delphine Lagache. Son parcours ? Elle nous l'explique : "La Croix Rouge française m'a permis d'évoluer et d'acquérir également des compétences. J'ai 18 ans de bénévolat derrière moi, j'ai commencé en tant que PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1*) et aujourd'hui, je suis chef d'intervention et formatrice PSC1 grâce à la Croix Rouge."

Son message ? "Devenez bénévole, aujourd'hui toutes les associations ont besoin de bénévoles pour pouvoir continuer leurs actions. Sans bénévoles, beaucoup de choses n'existeraient pas."

Beaucoup de générosité sur le territoire

Enseignante de 39 ans au lycée Vauban à Dunkerque, Delphine ne tarit pas d'éloges sur son équipe de la CRf : "Pas facile de gérer vie professionnelle, bénévolat et vie privée mais bien organisé, cela fonctionne, et avec une équipe géniale, les difficultés s'’effacent. J'ai à mes côtés une équipe qui s'implique et sur laquelle je peux compter, cela facilite grandement la tâche."

Elle reconnaît que "demander de l'argent dans un territoire relativement pauvre peut paraître difficile mais le territoire dunkerquois est solidaire, et généralement les personnes en difficulté mettent un point d'honneur à participer."

Vous souhaitez devenir bénévole ? Venez aux locaux de la Croix Rouge, un mercredi vers 18h30 pour le secourisme ou un mardi vers 13h30 pour l'action sociale, ou sur la page facebook : https://www.facebook.com/CroixRougeFrancaiseUniteLocaleDeDunkerque ou le site internet : http://dunkerque.croix-rouge.fr

* Permettant d'acquérir par équivalence le Brevet Européen des premiers secours (BEPS)

 

Juin 2017


Bhan Soechit, Pdg de la Nouvelle Rizerie du Nord
Bhan Soechit, Pdg de la Nouvelle Rizerie du Nord

Soutenue par la CUD et la Région, la Nouvelle Rizerie du Nord vient d’investir 1,5 million d'euros dans la modernisation de ses machines. Une nouvelle étape pour cette société dunkerquoise, propriété d'une famille originaire du Surinam. A sa tête Bhan Soechit, Pdg élevé dans la culture de la qualité. Son père avait débuté comme courtier sur le marché du paddy, riz brut encore recouvert de son écorce. Dans les années 1970, la famille construisait ses premiers séchoirs, puis sa propre entreprise.

Autour du père et de ses partenaires, les cinq frères développent l'outil familial pour atteindre les 50 000 tonnes de riz. Un client européen, la société dunkerquoise Dewulf, fondée en 1867, leur achète alors 250 tonnes en quatre mois. Suffisant pour attiser la curiosité de l'industriel, désireux de créer une "joint venture" en Europe. Sauf que le donneur d'ordres connaît des difficultés. Les Soechit décident alors de racheter le site dunkerquois. Nous sommes en 1981.

36 ans plus tard, la Nouvelle Rizerie du Nord fait plus que jamais partie du paysage industriel dunkerquois. Spécialisée dans l'importation de riz de première qualité, la société conditionne la marque Palmier et s'approvisionne au Surinam, en Italie et surtout en Asie : Thaïlande, Inde, Cambodge. Ses clients couvrent tout l'éventail de la distribution : des petits détaillants aux industriels en passant par les grossistes. "Le marché français représente 10 à 15 % de notre activité", situe Harry Soechit, directeur.

Avec un parc machines vieillissant et un chiffre d'affaire retombé à 6,7 millions d'euros, la société perdait en productivité. L'heure était venue de redynamiser l'activité par un investissement d'importance réalisé l'an dernier donc : "Nous avons consacré 1,5 million d’euros à moderniser nos outils", indique Bhan Soechit, avec l'objectif de créer 7 emplois supplémentaires.

Soutenue par le territoire

Pour ce projet de développement, les Soechit trouvent en Dunkerque Promotion le partenaire idéal. L'agence dunkerquoise assiste en effet l'industriel dans la gestion de dossiers financiers. C'est ainsi que la Communauté urbaine de Dunkerque a accordé une aide de 250 000 € (remboursable sur 5 ans), complétée par un soutien de la Région. "Notre objectif : 20 à 25 000 tonnes annuelles, soit le double de la production actuelle", ambitionne Bhan Soechit.

Riz extra long, doux, basmati mais aussi riz parfumé ou aromatique, voire précuit, la marque Palmier propose une gamme diversifiée de produits de qualité, consommés dans le monde entier.

La Nouvelle Rizerie du Nord en chiffres :

-    1867 : création de la société Dewulf.

-    1981 : reprise de la Rizerie du Nord par la famille Soechit.

-    Effectifs : 22 salariés.

-    Chiffre d’affaires annuel en 2016 : 6,7 millions d’euros.

-    Provenance du riz : Surinam, Thaïlande, Inde, Cambodge, Italie mais aussi Uruguay et Argentine.

-    10 à 15 % de la production de la Nouvelle Rizerie du Nord sont vendus sur le marché français, le reste à l’international.

Un point de vente en direct !

Le saviez-vous ? Installée à Dunkerque, 7 rue de Calais, la Nouvelle Rizerie du Nord dispose d'un point de vente en direct ouvert au public ! Passé l'immense porte de l'entreprise, le client que vous êtes ne doit pas craindre de poursuivre sa route jusqu'aux bureaux situés en cœur de site.

Du lundi au vendredi, il vous est possible d'acheter sur place tous les produits de la gamme Palmier. Evitez ainsi les intermédiaires et choisissez un riz de très grande qualité !

 

Juin 2017


Timothée Donay - Le cinéma : sa passion... et son métier
Timothée Donay - Le cinéma : sa passion... et son métier

Fin mars, le Studio 43 a programmé le film canadien "Werewolf", distribué par Ligne 7, la société du tout jeune Dunkerquois de 28 ans, Timothée Donay.

"Ligne 7, c'est en référence au métro que j'emprunte à Paris et au 7e art", explique le Malouin d'origine, installé dans la Capitale depuis cinq ans. Ce statut de professionnel du grand écran, c'est l'aboutissement d'une passion qui a grandi dans le Dunkerquois, entre les classes option cinéma des collège Boris-Vian et lycée du Noordover, et aussi et surtout dans les salles du Studio 43. "J'ai tout appris au Studio, où j'ai été bénévole en caisse après le bac, puis salarié durant trois ans, en parallèle à mes études de cinéma à Lille III."

Pourquoi distributeur et pas acteur ou réalisateur ? "C'est un peu un hasard, explique Timothée qui avait débuté dans la programmation. Avec l'association Kamea Meah, nous avions cherché à produire et distribuer le documentaire "En quête de sens". Et en 4 mois, il est sorti." D'autres propositions sont venues et l'idée de monter sa propre entreprise s'est alors imposée.

"A Ligne 7, on veut surtout défendre des premiers films et sortir des schémas classiques, en prenant le temps d'accompagner les films dans les salles." Ce qui était précisément le cas avec "Werewolf" dont le sujet, un jeune couple en quête d'ailleurs et aussi face à l'addiction, nécessitait médiation et débat. Timothée et Ligne 7 travaillent actuellement sur un documentaire intitulé "Déclics de conscience" : "Le film traite de la prise ou de la reprise du pouvoir par les citoyens et du pouvoir d'agir des habitants."

Éduquer le public à l'image

Pur produit de la filière dunkerquoise d'éducation à l'image, le jeune homme revient évidemment pour nous sur le phénomène "Dunkerque". "J'étais passé à Dunkerque pendant le tournage et j'ai plein de copains qui ont fait de la figuration pour Nolan. C'est bien pour la ville, pour l'économie. Comme tout le monde, j'ai hâte de voir le résultat. Voir ce qu'un aussi grand réalisateur aura pu faire de cette page de notre histoire."

Vu de Paris, "Dunkerque" est l'occasion pour Timothée de parler du Studio 43, "que tout le monde connaît, pour les rencontres cinématographiques, pour avoir aussi réussi le tournant du numérique". Central, quand on parle cinéma dans le paysage dunkerquois, le Studio est pour le jeune distributeur de film le symbole de la volonté de la Ville de sensibiliser les Dunkerquois au 7e art. "Cette volonté d'éducation à l'image est quelque chose d'important à Dunkerque ; quelque chose que la Ville doit continuer de défendre."

 

Mai 2017


Stéphane Vandevelde, un collectionneur 100% Puriste !
Stéphane Vandevelde, un collectionneur 100% Puriste !

Véritable passionné des voitures anciennes, Stéphane Vandevelde vient pour la première fois au Printemps de la Place Jean Bart. Portrait...

Stéphane Vandevelde, grand passionné d'automobiles anciennes, et investi !

En cessation d'activité depuis peu, Stéphane Vandevelde a choisi désormais de se libérer du temps. Et du temps, il en consacre notamment pour le rassemblement annuel de voitures de collection "Embouteillage à Leffrinckoucke" tous les premiers dimanche d'avril. Manifestation qu'il organise avec Olivier Langlet, Directeur de la Maison pour Tous.

Collectionneur de voitures anciennes françaises avec pour préférence le Lion !

Stéphane Vandevelde n'en possède pas moins de 5 ! Peugeot 203, Peugeot 403, Renault 10,  Simca Aronde P60 et Peugeot D4A. "Je suis collectionneur de Peugeot parce qu'au niveau voiture française ancienne, c'est celle que je préfère" explique-t-il. Les voitures de ses rêves ? Les Peugeot 403 et 404 cabriolet (celle de Columbo de préférence !)

Une passion qui se transmet... de grand-père en petit-fils !

Un père, propriétaire pendant son enfance d'une Renault 10 tandis que son grand-père maternel, grand amateur des Peugeot. C'est donc bien son grand-père qui lui a transmis le virus des Peugeot. En effet, ce dernier a acquis, tout au long de sa vie : 203, 403, 404, 504, 104, 305 pour finir avec une 306. Ce grand-père qui l'emmenait, lui et son petit cousin, se balader à la plage, au Port... toujours en Peugeot.

Accessoires et mécanique d'antan

Là encore, Stéphane Vandevelde se souvient de son grand-père maternel et comme lui, il explique que "tout a son importance ; l'étiquette de vidange d'époque, le porte-clé, le petit store d'époque à l'arrière...". Attaché à la mécanique ancienne, il rajoute : "Moi je suis un puriste, il faut qu'il y ait un max de choses d'origine, avant on pouvait entretenir, réparer. A l'oreille, on savait les régler et déceler une bougie défectueuse, une panne d’allumage, un problème de batterie..."

Son plus beau voyage à bord ?

"Ce sont les 50 ans de la 403 à Paris en 2005 avec mon fils Emeric, alors âgé de 17 ans", rétorque-t-il spontanément. "C'était super, on a circulé dans Paris le dimanche matin, tout le monde nous regardait, on était bien une centaine, des cabriolets, des camionnette-plateaux, des familiales, des berlines comme la mienne...".

Il se souvient de cette 403 comme un vrai "poulailler roulant", et fait l'inverse du copain d'enfance de son père qui lui, était fils et petit-fils d'un casseur-démolisseur de voitures anciennes, comme il en existait dans les fifties pour cause de pénurie de ferraille.

Au contraire, Stéphane Vandevelde aime les restaurer, et les conserver comme à l'origine : 100% Vintage !

Nolwenn Buteux et sa cox !
Nolwenn Buteux et sa cox !

Avec sa cox, Nolwenn Buteux, comme de plus en plus de femmes, ne manque plus une occasion d'aller aux rassemblements du Club Vintage, organisés par son compagnon Olivier Rouliat, grand passionné de voitures anciennes.

Une surprise de taille en cadeau d'anniversaire !

Le jour d'un rassemblement au Pôle Marine, le 13 septembre 2015, Olivier, lui offre à l'apéro son cadeau d’anniversaire... "Il avait mis les clés de la cox dans un écrin à bijou, sous une mini cox rouge... Je ne savais pas mais la voiture était garée derrière moi...", se remémore-t-elle.

Pourquoi le choix d'une cox ?

Parce que c'est la première voiture que son mari a eue, il l'a même vendue, au bout de 15 ans, à quelqu'un de son entourage, pour la retrouver et la racheter bien des années plus tard... à la même personne !

Avec les années aux côtés d'Olivier, la passion s'est installée chez Nolwenn Buteux. A tel point que cette conseillère en mode, a transmis son goût pour ces rassemblements, à sa petite sœur de 20 ans. Elle explique leur plaisir : "Cela nous rappelle des souvenirs d'enfance, voitures de nos parents, vêtements et objets vintage".

Avis aux amateurs du vintage : Olivier Rouliat a même créé sur Facebook une page Bons Plans Vintage où l'on peut acheter, vendre ou échanger des objets !

Les potaumobiles débarquent place Jean Bart !
Les potaumobiles débarquent place Jean Bart !

Ce 29 avril 2017, Anne-Charlotte Mampaey, collectionneuse d'automobiles anciennes liévinoise, débarque place Jean Bart avec son groupe d’amis "les potaumobiles", comme ils se sont surnommés eux-mêmes ! Des passionnés qui sont de sortie quasiment tous les week-ends...

Deux Peugeot 404 et une Youngtimer BX

Membre du Club 404, cette vraie passionnée d'anciennes en possède 2 : une Peugeot 404 coupé et, excusez du peu, un cabriolet 404 avec laquelle elle viendra au Printemps de la place Jean Bart. La 3e est une youngtimer BX 16 tzs boîte automatique. Sur cette dernière, elle confie : "Ces voitures ayant été produites en grand nombre, elles n'ont pas le même charme ; Les Youngtimers n'ont pas encore leur place dans les rassemblements d’anciennes...". Ce qui ne l'empêche pas de la prendre pour aller travailler, tant elle est pratique et confortable.

Baignée dans l’univers des 404

Son père a collectionné les Peugeot anciennes : 202, 301, 302, 203, 304, 204, 404, 205, 504, 505 mais surtout les 404 ! Puis en tant que déléguée régionale du Club 404, elle s'est mise à participer aux différents rallyes à travers la France, et c'est à ce moment-là que la passion ne l'a plus lâchée...

Ses plus beaux voyages à bord : le Tour de Bretagne en cabriolet 404 et l'assemblée générale du Club 404 à Besançon en coupé 404. Néanmoins, son rêve désormais, c’est la Peugeot 402 éclipse.

Anne-Charlotte, une collectionneuse-mécanicienne ?

Secrétaire médicale à l'hôpital de Lens, elle le dit sans ambiguïté : "Je ne suis pas mécanicienne du tout. J'ai un ami qui m'entretient mes voitures régulièrement". Mais les pièces de ses 404, elle les connaît toutes, elle les chine dans les bourses de pièces et sur internet. Et surtout, cela ne l'empêche pas de prendre la route seule pour traverser la France à l'occasion du rassemblement annuel du Club 404. "Et en cas de panne, il y a toujours des personnes pour s'arrêter pour vous aider et au pire l'assistance de l'assurance est requise", précise-t-elle.

Suite au grand succès de l'année dernière, cette liévinoise vient donc avec ses potaumobiles pour tester cette 2ème édition du défilé des voitures de collection qui lance le Printemps de la place Jean Bart...

Avril 2017


L'exposition "Au cœur de nos émotions" : apprendre aux enfants le bien-vivre ensemble !

L'histoire d'un beau projet peut parfois commencer tragiquement... C'est le cas de l'exposition "Au cœur de nos émotions" puisque l'incendie criminel de la Maison des Services Publics en mai 2015 en est à l'origine. Le multi-accueil du Jeu de Mail avait alors été délocalisé au Carré de la Vieille, le temps des travaux pendant plus d'un an. Et c'est à ce moment-là que le multi-accueil du Jeu de Mail, en lien avec les maisons de quartier Ile-Jeanty, Jeu de Mail et Carré de la Vieille, a décidé de se lancer dans un projet d'envergure (ou d'action citoyenne) sur les valeurs éducatives.

Transmettre les valeurs de la République

C'est pour ce projet que Sandrine Riquez, auxiliaire de puériculture de 33 ans, a développé, dans le cadre de sa Valorisation des Acquis de l'Expérience (VAE) pour devenir éducatrice de jeunes enfants, un nouveau concept d'exposition "Au cœur de nos émotions". L'occasion pour cette hesdinoise de naissance de "travailler avec les familles du multi-accueil du Jeu de Mail" précise-t-elle, et avec plusieurs partenaires : les Maisons de quartier "Petit Territoire Centre" (Jeu de Mail, Carré de la Vieille, Ile Jeanty), mais aussi des élèves de l'école maternelle publique du Carré de la Vieille et de l'école Lucien Maillard. "En développant des projets pédagogiques de ce type, cela donne une image positive du quartier ; l'ancienne Maison des Services Publics est devenu un lieu de rencontres avec des groupes de parole, les familles s'y sont bien investies", explique-t-elle. La finalité de cette exposition : la transmission, dès le plus jeune âge, des valeurs éducatives universelles comme le respect, le bien-vivre ensemble, l'apprentissage des droits et devoirs des citoyens, en somme des valeurs de la République.

Pour rajouter encore à la cohérence de ce projet de bien-vivre ensemble, Sandrine Riquez tient absolument à rendre hommage à toute l'équipe ; "Tout le monde - auxiliaires de puériculture, éducatrices, agents d'entretien et de restauration (pour le temps des mamies conteuses notamment) - a été tellement motivé, investi, dynamique. Cela aide quand on veut se lancer dans un projet. Si on est toute seule dans son coin, ça n'aurait pas pu prendre autant d'ampleur", reconnaît-elle.

Avec ses partenaires et fans du projet, Sandrine Riquez a donc axé son travail avec les enfants sur ces valeurs, et les émotions. Pour elle, il est primordial de "permettre à l'enfant d'exprimer ses émotions, de veiller à ce qu'elles ne deviennent pas négatives si elles ne sont pas exprimées. Il a le droit d'être en colère et sans écoute, il va s'exprimer de manière négative". Et rien n'est plus dangereux que d'empêcher la vapeur de s'échapper d'une chaudière...

Bien plus qu’une exposition ; une activité éducative et parentale

Le projet a donné lieu à des activités éducatives qui favorisent l'éveil des enfants et qui génèrent de l'empathie chez eux. Par exemple, l'enfant qui réussit un jeu est applaudi par ses copains... Ce projet les sensibilise aussi aux différentes émotions en utilisant des outils intéressants : le tableau des humeurs, des "bons de colère" ou "bons pour un câlin". A noter aussi la petite boîte d'outils "magiques" proposée aux parents pour aider à les faire revenir au calme, où l'on peut trouver : bouteille de retour au calme, coussin de la colère, balles anti-stress... Maman de 2 jeunes enfants, Sandrine Riquez nous le dit : "J'ai testé à la maison, ça marche, ça aide personnellement, il y a vraiment des choses qui marchent".

Ces activités manuelles ont donné lieu à la réalisation de toiles par les enfants où un même monstre figure sur toutes et illustre diverses émotions (colère, peur, joie...). A l'aide de collages, de peintures et d'assemblages comme l'insertion de textures -comme des bulles- dans une bouteille, les enfants ont expérimenté des découvertes sensorielles pour la réalisation de cette exposition riche en couleurs ! Découvrez quelques photos de l'exposition ci-dessous.

"Au cœur de nos émotions" à retrouver les 7 avril et 10 juin

L’exposition "Au cœur de nos émotions" inaugurée le 4 février 2017, sera de nouveau visible le samedi 10 juin lors d'une manifestation autour du livre organisé par la Maison de quartier du Jeu de Mail en lien avec le réseau des Balises de la Communauté Urbaine de Dunkerque.

Toujours dans le cadre de cette exposition, un atelier sera proposé le 7 avril 2017 de 17h15 à 18h30, à destination de tous les enfants de 2 mois ½ à 3 ans révolus, inscrits par les parents au préalable. A ce propos, Karine Haloui, directrice du multi-accueil du Jeu de Mail, met à l'aise les mamans intéressées : "C’est ouvert à tous !" Tél 03 28 59 69 09.

Un beau projet qui a porté ses fruits, au regard de l'intérêt qu'il a suscité chez les enfants et leurs familles, et qui a véhiculé positivement les valeurs de la République !

Mars 2017


Sky is the limit !
Arnaud Charron et son associé Réginald Balcerek
La mairie de Dunkerque, par WeDroneU
La plage de Dunkerque, par WeDroneU
Le port de Dunkerque, par WeDroneU
Un drone utilisé par WeDroneU
La mairie de Dunkerque, par WeDroneU
Arnaud Charron, de WeDroneU

"Sky is the limit", disent les Américains. Un principe appliqué quasiment à la lettre par le Dunkerquois Arnaud Charron, 50 ans (gestion administrative, commerciale et artistique, et son associé, Réginald Balcerek, 44 ans (gestion technique, artistique, pilotage et post-production), qui entrevoient les possibilités sans limites ou presque offertes par... les drones !

Equipés d'appareils vidéo et de mesure, les petits bijoux de technologie de leur toute jeune société, WeDroneU, repoussent l’horizon, au propre comme au figuré.

Une infinité d’applications

"On a travaillé sur ce projet de prise d'images par drone durant neuf mois", précise Arnaud Charron, ancien responsable de cinéma à Dunkerque. "Notre activité de prise de vues aériennes (photos et vidéos HD) par drones télé-pilotés à destination des particuliers et professionnels s'articule autour de trois volets : la mise en valeur de biens, structures et patrimoines ; la valorisation d'activités, de savoir-faire, de métiers ou d'événements ; enfin, les missions plus techniques de diagnostic, modélisation 3D, calcul de surfaces."

Pour quels débouchés ? "Les applications sont nombreuses, on en découvre chaque jour de nouvelles : les visites virtuelles bien sûr, l'intégration d'éléments réels dans les jeux vidéo, les calculs de volumes pour les géomètres et les ingénieurs, la topographie, l'archéologie, les impressions 3D..."

Pour les professionnels comme pour les particuliers

Créée depuis fin octobre 2016 et enregistrée auprès du RCS de Dunkerque et de la DSAC N°ED01095 (DGAC), la société dunkerquoise s'adresse véritablement à tous les publics : professionnels comme particuliers. "Chaque projet est pour nous digne d'intérêt, assure Arnaud Charron, de la simple prise de clichés en moins d'une heure jusqu'à la réalisation de films optimisés, finalisés et personnalisés." Les clients déjà séduits par cette technologie sont : des particuliers pour des bons cadeaux offerts à des proches à l'occasion des fêtes de Noël, d'autres pour la mise en valeur de leurs biens immobiliers, des associations locales pour présenter leurs activités, des collectivités, des campings pour des films de présentation, des agences de communications pour l'intégration de prises de vues aériennes dans des plans média plus larges, des industriels, des agences immobilières...

Après le Drones Park d'Olivier Victorri au Jeu de Mail, WeDroneU creuse un peu plus le sillon d'une dynamique nouvelle et connectée dans le monde de l'entrepreneuriat dunkerquois.

Plus d'infos sur le site Internet www.wedroneu.fr ou sur le facebook WeDroneU

 

Un cadre juridique strict

Utiliser un drone professionnellement est en fait bien plus qu'un loisir : "Notre activité, expliquent les entrepreneurs dunkerquois, est enregistrée auprès de la DGAC/DSAC de Lille et nos drones immatriculés et homologués auprès des mêmes services. Nous devons tenir à jour un manuel d'activité particulière, où sont consignés les documents officiels à présenter aux autorités sur demande lors de nos missions (autorisations, certificats de conformité des aéronefs et notices constructeurs, plan de maintenance à jour, suivi de formation des télé-pilotes et diplômes, rapport de vol, rapport d'activité annuel…)."

En outre, l'utilisation professionnelle d'un drone laisse peu de place à l'improvisation : "Nous n'imaginons pas voler sans préparer nos missions : faisabilité règlementaire et technique - déclaration préfectorale préalable si nécessaire - autorisation éventuelle d'utilisation de l'espace public - information du voisinage - respect du droit à l'image, plan de vol et story-board des plans à réaliser, check-list aéronef avant vol et après..."


Mars 2017


Dunkerquois, marathoniens et solidaires !
Maxence et Léo, sportifs, solidaires, Dunkerquois !
Maxence et Léo, sportifs, solidaires, Dunkerquois !

Maxence et Léo sont sportifs dans l'âme. Solidaires aussi, puisque Dunkerquois !

Ils vont prendre part ensemble au marathon de Barcelone le 12 mars prochain et utiliseront cette compétition pour collecter des fonds pour deux nobles causes. Aidons-les !

Pour Maxence, agent maritime en alternance, ça sera sa première fois sur un 42 km, tandis que Léo, masseur-kinésithérapeute, réalise son 2e marathon. Tous deux n'étaient jusque-là coureurs occasionnels.

Âgés respectivement de 20 et 22 ans, les 2 jeunes courront pour l'association "Il y a ton sourire". Cette association a pour but de financer la recherche médicale sur le syndrome CACH (maladie orpheline qui cause de graves troubles musculaires perturbant la marche), dont est atteint la petite Cerise, âgée de 3 ans.

Pour collecter les dons qui iront à la recherche, une cagnotte en ligne a été créée. Elle sera clôturée à leur arrivée de la course, le 12 mars prochain. Vous pouvez contribuer à cette noble cause en suivant le lien ci-dessous : https://www.lepotcommun.fr/pot/1c37n2kn

Quant à Léo, actif auprès de l'association "des étoiles dans les yeux", qui œuvre pour l'installation de salles de sports dans les hôpitaux, il portera également les couleurs de celle-ci.

Deux jeunes bien dans leurs baskets et qui se mettent au service des autres... De vrais Dunkerquois, en somme !

Mars 2017


Michel Vanbaelinghem, alias Snustre VIII - 30 ans à la tête de la bande

Le 4 mars, Michel Vanbaelinghem, ou plutôt Snustre VIII, célèbrera ses 30 ans à la tête de la bande de Petite-Synthe. Un anniversaire qui fera de lui le tambour-major le plus expérimenté du carnaval de Dunkerque avec Daniel Tirmarche, alias Cacaille ! Plus capé même que le légendaire Cô Pinard et ses 29 années passées à la tête de la bande de Dunkerque, de 1959 à 1988.

Une aube en guise de clet'che

Le secret d'une telle longévité ? "Je m'amuse ! Autant que les musiciens et que les carnavaleux." Le plaisir, tel est donc le moteur de celui qui est tombé dans la bande à l'âge de 13 ans : "C'était à Petite-Synthe et c'est mon aube de communiant qui m'avait servi de clet'che."

Entré dans les rangs de l'harmonie du quartier quelques mois auparavant, Michel entamait donc par la voie sacrée son parcours initiatique dans l'univers carnavalesque. Fidèle à ses passions et à ses engagements, Snustre VIII soufflera donc ses 30 bougies cette année, tandis que Michel, le musicien, comptera lui 45 années au sein de l'harmonie-batterie de Petite-Synthe. Il officie d'ailleurs en tant que tambour-major protocolaire de l'OHVD.

Trente ans d'anecdotes

Des anecdotes, le membre des Snustreraer en a évidemment des dizaines. Comme la fois où il avait voulu rendre hommage à un copain que la maladie privait de carnaval... «Pour qu'il soit quand même un peu parmi nous, j'avais décidé de me peindre son masque sur le visage. Qu'est-ce que je n'avais pas fait là ! Un tambour-major doit rester digne et ne jamais se grimer. Je n'ai plus jamais osé recommencer !"

Étonnant encore le lien qui unit Snustre VIII à Céline Wallyn, sa cantinière. "En entrant dans l'association des Snustreraer il y a six ans, explique la jeune femme, j'ai retrouvé Michel. Il s'avère que lorsque j'avais 5 ans, dans le cadre du centenaire de Malo, j'avais joué le rôle d'une petite fille que son papa aidait à fuir la guerre. Michel était ce papa de circonstance !" Une filiation qui s'est depuis un peu plus concrétisée après l'intronisation l'an dernier de Céline comme cantinière de Petite-Synthe.

Mais savez-vous pourquoi il est en retard le jour de la bande de Petite-Synthe, notre Snustre VIII ? "Si j'suis en retard, c'est la faute à Cô Pinard !", a-t-il l'habitude de chanter : "C’est que pour ma toute première bande en tant que tambour-major, le Cô m'avait interdit de quitter le café de la rue des Corsaires sans faire jouer la musique." Une tradition était née, que Snustre VIII est heureux de perpétuer chaque année.

Quand il n'est pas vêtu du costume de tambour-major, Michel Vanbaelinghem fait carna en baigneur, avec un vichy bleu et blanc. Un grand enfant on vous dit !

Février 2017